850 suppressions de postes sont programmées au CNRS (communiqué intersyndical 26/02/09)

mmSNCS-FSU26 février 2009

Communiqué des syndicats du CNRS
Paris 26 février 2009


Si l’importance des mobilisations en cours ont obligé F. Fillon et V.
Pécresse à annoncer qu’ils renonçaient aux suppressions de postes prévues
pour 2010 et 2011 dans les universités, rien n’a été annoncé pour les
organismes de recherche. Le fossé existe toujours entre les
revendications des personnels des laboratoires et le ministère qui
maintient les suppressions de postes dans les labos, qui refuse la mise en
place d’un plan pluriannuel de création d’emploi et continue le
démantèlement des EPST.

Selon les informations dont nous disposons, mais qui n’ont pas encore été
rendues publiques, le CNRS continuera à perdre des emplois sur la période
2009-2013. Cette « version » du contrat d’objectifs et de moyens entérine
la baisse de l’emploi scientifique et technique. 596 postes d’ITA et 253
postes de chercheurs seront perdus sur les cinq prochaines années. La
création de chaires CNRS-Universités au rythme de 90 par an continuera à
consommer deux postes de fonctionnaires pour un emploi créé. Une telle
politique de l’emploi est inadmissible. Il est de la responsabilité de la
direction du CNRS de revoir d’urgence ses demandes en matière d’emploi et
de d’exiger du ministère de réels moyens supplémentaires en terme de
postes de titulaires. Les organisations signataires rappellent leur
exigence de voir transférer les financements de l’ANR vers les organismes,
ces budgets pourraient tout à fait permettre de stabiliser les personnels
sur CDD et financer une partie du plan pluriannuel de l’emploi qu’elles
exigent.

 Pour ce qui concerne les autres aspects du Contrat d’Objectif Moyens – qui
donne de plus en plus l’impression de se limiter à un simple contrat
d’Objectifs sans moyens, nous voulons rappeler notre opposition de
principe sur les points suivants.

 Nous sommes fondamentalement attachés au bon fonctionnement des UMR.
Celui-ci nécessite un équilibre sincère entre les universités et les EPST.
Cela n’est pas le cas dans les rédactions successives qui nous sont
proposées. Nous exigeons un contrat identique entre les laboratoires et
chacune de leur tutelle scientifique, quel que soit le gestionnaire
financier. Le CNRS choisissant le rôle d’agence de moyens vis à vis des
UMR sous gestion universitaire affectera ou retirera des personnels en
fonction de critères non pas scientifiques, mais d’opportunité ou de suivi
d’indicateurs technocratiques. Nous refusons cette fragilisation des
équipes de recherche et rappelons que les salariés ne sont pas des
pions.

 Nous récusons le poids excessif que vont prendre le contrôle
administratif, le poids des critères et indicateurs non scientifiques. Il
faut rétablir le comité national dans tout son rôle d’évaluation des
unités, des personnels et de la prospective scientifique. La structuration
scientifique doit demeurer la colonne vertébrale de l’organisation de
l’établissement. L’administration doit s’organier en appui de celle-ci en
créant la cohérence de l’organisme.

Nous dénonçons également la décision de créer immédiatement, sur ordre du
ministère, le dixième institut des Sciences et technologies de
l’Information, sans avoir achevé le cycle normal des consultations. Mais
là encore, nous ne pouvons interpréter cette décision que comme la volonté
d’accepter sans jamais les discuter les ukases du ministère.

Nous exigeons l’ouverture immédiate de négociations avec le ministère sur
les revendications des personnels des organismes de recherche. Nous
appelons les personnels des laboratoires à amplifier leur mobilisation et
à participer à la journée nationale es délégués des assemblées générales
de laboratoires.

SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES-UNSA, SNPREES-FO,
SUD Recherche EPST



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