IRD en souffrance : la santé des agent-es mise à mal
Toute la palette des dysfonctionnements graves est recensée à l’IRD
– Dégradation des conditions de travail (manque de moyens, surcharge, précarité, logiciels dysfonctionnels,…) ;
– Absence de prévention des risques psychosociaux (RPS) ;
– Absence de traitement des accidents, dangers graves et imminents et des innombrables signalements de RPS;
– Dégradation du dialogue social au niveau national comme au niveau local (Niger, Burkina Faso, Nouméa, …) ;
– Déni des indicateurs et des dires d’experts (inspection du travail, bureaux d’expertise certifiée, …) ;
– Absence de prise de responsabilités par la direction pour sanctionner les harceleurs et les harceleuses.
Ces dysfonctionnements altèrent la santé des agents : anxiété, troubles musculo-squelettiques, troubles du sommeil, dépression, voire pire, ils sont de possible sources d’AVC, de cancers …
Accident mortel
Une jeune agente est décédée lors d’une mission dans un pays étranger mi-2024. Les faits n’ont d’abord pas été communiqués dans les temps réglementaires à l’instance (F3SCT). L’enquête réglementaire mise en place au bout de neuf mois au lieu de quelques jours comme cela aurait dû être le cas, a ensuite révélé des manquements en matière de prévention des risques au niveau local et surtout national. Non seulement l’IRD ne forme pas ses représentant.e.s à l’étranger et à l’Outre-Mer à la prévention des risques professionnels (dont les RPS), mais il n’assure pas la présence d’assistants de prévention formés, d’agents ayant connaissance des premiers secours, et d’une manière générale, ne fournit pas les moyens. La PDG indiquait en CSA le 12/12/24 : « C’est la prévention ou le recrutement des chercheurs ».
Combien de cas graves faut-il pour que la direction et les tutelles réagissent ?
➔ Négation des signalements des agents, des organisations syndicales, de preuves écrites, de rapports d’experts et mensonges à des autorités administratives empêchant l’accès à des documents internes pouvant améliorer la prévention des risques professionnels.
➔ Plus de 400 agents fonctionnaires, contractuels de l’Etat ou de droit local, étudiants et autres précaires souffrent de RPS à l’IRD* du fait de : surcharge au travail, propos dénigrants, discriminants, management toxique, … Les plus harcelés, discriminés et mis au placard (même des agents handicapés pourtant très vulnérables) ont un point commun : ils ont osé dénoncer des agissements contraires à l’éthique, à la déontologie, aux lois ou règles de sécurité.
➔ Le deux-poids deux-mesures : alors que les lanceurs d’alerte sont accablés et isolés avec l’espoir de les faire taire ou partir de l’IRD, les harceleurs et harceleuses sont protégés. Pourtant, les signalements, les alertes syndicales et des dires d’experts démontrent leurs comportements toxiques aux conséquences graves sur la santé.
Nous ne voulons plus d’un institut dysfonctionnel et brutal pour ses agents, ses partenaires.
STOP A LA CASSE HUMAINE A l’IRD
Rejoignez-nous : sncs-fsu@ird.fr, sntrscgt@ird.fr
Signalez systématiquement les dysfonctionnements, accidents et RPS dans les RSST**
* Ce nombre a été estimé à partir des baromètres sociaux IRD de 2023 et 2025. Cela représente près de 20% de l’effectif global.
** RSST : registre sécurité, santé au travail (dans IRD Apps : IRD-signalements → RSST).




