VRS n°374 09/2008

VRS24 septembre 2008

Dossier : édition scientifique


L’édito de Jean Fabbri, secrétaire général du SNESUP-FSU : STOP !

La déclinaison par Valérie Pécresse des « plans » – jeunes chercheurs, licence, IUT, orientation, INSERM, CNRS, campus, etc. – donne l’illusion du volontarisme et de l’action. Le réel a un autre nom : c’est le désengagement budgétaire de l’État, brutal avec 900 emplois statutaires supprimés dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Même le plan Campus, qui vise à concentrer sur peu de sites des opérations immobilières et de sécurité pourtant indispensables en maints endroits, relève d’une manipulation. Le noyau du dispositif – partenariat public-privé (PPP) -, jugé discutable par le Conseil constitutionnel, transforme l’opération en rente (pour les groupes du BTP) fondée sur le placement financier d’une partie du capital d’EDF. D’autres choix budgétaires sont possibles : revenir sur le crédit d’impôt recherche (CIR), sur les volumes de crédits alloués à l’Agence nationale de la recherche (ANR) – pour n’évoquer que des possibilités au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ces 900 suppressions d’emplois de titulaires qualifiés contredisent les déclarations gouvernementales sur la priorité « recherche-supérieur ». Elles sont contraires aux intérêts immédiats et à long terme de notre pays. Elles
conduisent à l’alourdissement des charges de travail et à l’explosion du nombre d’emplois précaires. Elles sont inadmissibles.

La perte de pouvoir d’achat pèse sur l’immense majorité des salariés et des pensionnés. Dans nos métiers, l’absence d’une revalorisation conséquente qui prenne en compte qualification et travail accentue cette dégradation. Inverser ces logiques est indispensable.

Le dangereux pilotage de la politique scientifique du gouvernement se double d’un autoritarisme managérial sans bornes. Du limogeage de Marie-Françoise Courel, directrice scientifique du département des sciences humaines et sociales du CNRS, aux dispositifs favorisant le clientélisme et fondés sur des primes aux relents d’arbitraire, les cas sont trop nombreux. Ils appellent, comme les questions budgétaires, des ripostes vigoureuses et unitaires.VRS n°374 09/2008



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