Le dialogue social à l’Inria (mars 2016-avril 2017)

vendredi 14 avril 2017
par  Admin

Bilan du dialogue social autour de la " mutualisation" Optin de restructuration des services ressources humaines et dépenses/mission, dont le but est de supprimer 80 postes d’ingénieurs-techniciens, conformément au contrat d’objectifs et de performance https://www.inria.fr/institut/strategie/cop-2015-2019 .
(la page à jour est ici).

Avis, motions, pétition, etc.

Avis, motions, pétition, etc. (la page à jour est ici)

Avis du CLHSCT de Saclay du 21/3/2016, voté à l'unanimité

Les représentants du personnel alertent la direction quant aux stress et aux inquiétudes des personnels concernés par cette réorganisation. En conséquence, le CLHSCT préconise:
  • que les personnels impactés par un projet de mutualisation soient directement associés à ce projet en amont des propositions,
  • que les propositions faites soient assorties d'une analyse d'impact et que cette dernière soit transmise aux CLHSCTs concernés et au CNHSCT avant la mise en oeuvre de tout projet de mutualisation.

Avis du CNHSCT du 24/3/2016, voté à l'unanimité

Le CNHSCT alerte la Direction d'Inria sur les risques associés au projet de mutualisation de certaines fonctions support et sur les situations de mal-être engendrées par l'absence de transparence sur le processus.

Le CNHSCT demande que les personnels impactés par un projet de mutualisation soient directement associés à ce projet en amont.

Le CNHSCT demande qu'une analyse d'impact soit produite et discutée en CLHSCTs et en CNHSCT avant toute mise en place de dispositifs de mutualisation.

Synthèse suite au Comité de Centre de Nancy du 13/6/2016

Le 13/06/2016 a eu lieu un comité de centre durant lequel a été abordé la question de la mutualisation des services (projet OptIn). Tous les agents du centre étaient conviés à assister à ce point de l’ordre du jour et un grand nombre de remarques, de questions, d’inquiétudes et de demandes ont été formulées à cette occasion. Après la réunion, plusieurs agents (souvent directement concernés par ce chantier) sont revenus vers les élus "en off" pour exprimer leurs craintes et/ou leur fatalisme sur ce qui ce passe.

Le document.

Déclaration des représentants du personnel au CTI du 21/6/2016

Les élus du CTI soulignent que le nombre de postes permanents à l’Inria est très inférieur au plafond d’autorisation d’emplois fixé par la loi de finances de 2016. C’est la masse salariale limitative qui contraint actuellement le nombre d’embauches. Nous renouvelons notre demande à la Direction Générale de négocier une augmentation du plafond limitatif de la masse salariale plutôt que de chercher à réduire les personnels des fonctions support.

Par aileurs, nous considérons que l’objectif d’amélioration et d’harmonisation des processus aurait pu être atteint sans passer par la mutualisation qui est un projet extrêmement complexe, et dont les contours restent très vagues à quelques mois seulement de sa mise en place. Nous regrettons que d’autres voies n’aient pas été explorées.

Pour pouvoir évaluer l’impact des cellules mutualisées sur l’organisation de l’Inria, il nous manque des éléments factuels et quantitatifs importants. Nous devons connaître dès le 2 juillet :

  • les fiches de poste préliminaires
  • le nombre de personnels prévus dans les cellules mutualisées
  • le nombre de personnels qui devraient rester dans les services des centres (personnels permanents et CDD).
  • Nous manquons également de visibilité sur les modalités d’installation des cellules :
  • comment les personnels vont-ils se déterminer entre affectation dans une cellule mutualisée ou dans un service du centre ?
  • quel sera le calendrier des candidatures ?
  • pour les SAF, qu’adviendra-t-il des agents qui ne rejoindront ni la cellule mutualisée, ni le service facturier ?
En termes d’organisation, la cellule mutualisée multiplie les niveaux d’intervention tout en augmentant la distance entre certains agents et leur responsable hiérarchique direct. De plus, autant que les documents fournis nous permettent d’en juger, les fonctions proposées dans les cellules nous apparaissent sous-dimensionnées par rapport aux compétences des agents concernés et limitantes en termes d’évolution de carrière.

Il nous apparaît donc nécessaire d’effectuer dès à présent une étude d’impact approfondie, non seulement sur les services concernés, mais également sur l’organisation des autres services et des équipes projets. Les élus du CTI demandent donc à bénéficier du concours du CNHSCT afin que celui-ci puisse mener cette étude d’impact sur le projet de mutualisation avant le vote du CTI.

Avis du CNHSCT du 23/6/2016, voté à l'unanimité

Le CNHSCT (Comité National Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail) de l’Inria c’est réuni le 23 juin 2016. La mutualisation a été un sujet central de cette réunion. Lors de ce comité les agents représentants du personnel au CNHSCT ont voté à l’unanimité les avis suivants :
  1. Le CNHSCT demande l’organisation d’une réunion de travail (séance de travail élargie) du CNHSCT pour préparer la réunion du CHNSCT du 12 septembre; des experts pourront être invités à s’y exprimer
  2. Le CNHSCT demande une expertise externe par un expert agréé, ayant pour objet : l’analyse du travail des agents et les mesures de prévention des risques à préconiser dans le cadre la mise en œuvre de la mutualisation des services support.
  3. Le CNHSCT demande que le séminaire OPTIn du 7 juillet soit ouvert (par visio éventuellement) à l’ensemble des personnels concernés par la mutualisation, avec ou sans prise de parole.
La direction de l’Inria dispose d’un délais de 2 mois pour répondre à ces avis du CNHSCT.

Déclaration des représentants du personnel au CA du 30/6/2016

Nous, élus du personnel au CA, à l’instar de nos collègues du comité technique et du comité national hygiène, sécurité et conditions de travail, souhaitons alerter nos tutelles ainsi que notre direction générale sur l’objectif quantitatif déraisonnable de réduction du nombre de postes des effectifs support et sur le plan d’optimisation des processus qui est mis en œuvre pour l’atteindre. Cet objectif, son plan de mise en œuvre et le calendrier d’exécution de celui-ci mettent en péril le bon fonctionnement de l’institut et par conséquent la qualité de sa recherche.

Le nombre de postes permanents à l’Inria est très inférieur au plafond d’autorisation d’emplois fixé par la loi de finances de 2016. C’est la masse salariale limitative qui contraint actuellement le nombre d’embauches.

Nous demandons à nos tutelles de négocier une augmentation du plafond limitatif de la masse salariale plutôt que de chercher à réduire les personnels des fonctions support.

Par ailleurs, l’objectif d’amélioration et d’harmonisation des processus aurait pu être atteint sans passer par la mutualisation, qui est un projet extrêmement complexe vu l’organisation matricielle de l’Inria, et dont les contours restent très vagues à quelques mois de sa mise en place. Nous regrettons que d’autres voies n’aient pas été explorées.

Ce projet met en place des cellules mutualisées qui modifient fortement l’organisation actuelle des services concernés.

La communication envers les personnels doit être faite le plus tôt possible et de la façon la plus large possible en ce qui concerne le périmètre opérationnel, les nouvelles fiches de postes, le nombre d’agents concernés et le calendrier.

Préconisations du CNHSCT du 12/9/2016

Le projet OptIn mélange plusieurs transformations à venir qui sont relativement indépendantes et ne sont pas forcément à traiter dans la même temporalité.
  1. la création du service facturier au 1er janvier, option choisie par l'Inria pour répondre à l'obligation d'utiliser Chorus Portail Pro (CPP) au 1er janvier 2017.
  2. l'"optimisation" des processus pour réduire le nombre de postes (diminution de 20 postes annoncée), l'amélioration et la simplification des processus devraient être l'objectif principal.
  3. la dématérialisation,
  4. la création d'un service unique de dépenses/missions et le rattachement de tous les gestionnaires financiers à ce service localisé dans un centre (pour pallier le manque d'agents SAF dans certains centres).

[...]

L'analyse d'impact montre que chacune des quatre transformations porte plusieurs risques pour les agents, leur travail, l'institut et son bon fonctionnement.

Les agents des SAF font partie de la population identifiée "à risques" par l'analyse Karasek effectuée lors du "baromètre social" de fin 2015. Risque "job strain" (surcharge de travail et peu de latitude décisionnelle) pour un agent sur deux, et risque "iso strain" (absence de soutien social en plus) pour un agent sur trois. Ces risques engendrent notoirement des effets sur la santé, ce qui en soi nécessiterait un plan d'urgence pour réhabiliter les conditions d'un bon travail dans une bonne ambiance de travail.

Les risques identifiés ci-dessus ne peuvent que dégrader les conditions de travail.

Le CNHSCT demande que le plan d'actions suite au baromètre social soit connu et mis en place rapidement.

Le CNHSCT préconise d'agir par étapes pour limiter les risques identifiés ci-dessus :

  1. Mettre en place le service facturier au 1er janvier 2017, nécessaire pour respecter l'obligation réglementaire
  2. En parallèle (janvier 2017) mettre en place les nouveaux processus,
  3. Puis, dans la configuration actuelle (gestionnaires financiers rattachés aux SAF locaux),
    • faire le point :
      • sur le respect des processus et leur validité opérationnelle en interaction avec les agents concernés,
      • sur le calibrage du service facturier (+ 7 agents supplémentaires),
    • et mettre en place un travail collaboratif entre centres, pour amortir le manque de gestionnaires financiers dans certains centres. La coordination de cette collaboration devrait être gérée au niveau national par la DAF.
    • Tirer les enseignements d'un tel fonctionnement et voir si ce modèle peut continuer ainsi ou si la transformation des services est nécessaire.
Éventuellement, il pourrait aussi être envisagé une mutualisation "intermédiaire", par le regroupement de services de 2 ou 3 centres, avec coordination par la direction des affaires financières (DAF).

Si ces préconisations ne devaient pas être retenues et que le projet de service unique soit décidé, le rattacher plutôt à une direction nationale, pour éviter de complexifier l'organisation matricielle.

[Le document intégral est ici.]

Motions de la Cyber-AG nationale du 15/9/2016, réunissant 350 personnes

  • Motion 1 : L’Assemblée Générale réunie par visio le 15 septembre 2016 apporte soutien aux préconisations et avis du CNHSCT du 12 septembre 2016

    (motion votée à l’unanimité moins 16 abstentions)

  • Motion 2 : La Direction Générale de l’institut a lancé début 2016 une réorganisation des services destinée à supprimer 60 à 80 postes de fonctions support sur 5 ans. L’objectif, sa mise en œuvre et le calendrier d’exécution portent atteinte aux conditions de travail des salariés, tout en mettant en péril le bon fonctionnement de l’institut, et par conséquent, la qualité de sa recherche. Nous nous opposons à cette réduction d’effectifs et rejetons le processus de mutualisation mis en œuvre pour l’atteindre

    (motion votée à l’unanimité moins 21 abstentions)

[Le compte-rendu de l'AG est accessible ici. Des notes informelles sont .]

Motion du CTI du 20/9/2016, votée à l'unanimité

La Direction Générale de l’institut a lancé début 2016 une réorganisation des services destinée à supprimer 60 à 80 postes de fonctions support sur 5 ans. L’objectif, sa mise en œuvre et le calendrier d’exécution portent atteinte aux conditions de travail des salariés, tout en mettant en péril le bon fonctionnement de l’institut, et par conséquent, la qualité de sa recherche. Nous nous opposons à cette réduction d’effectifs et rejetons le processus de mutualisation mis en œuvre pour l’atteindre.

Vote du CTI le 20/9/2016 contre la création du service mutualisé dépenses-missions

A la motion proposée par la direction

"Le comité technique d'Inria approuve la création du service mutualisé dépenses-missions au 1er janvier 2017 ainsi que les principes de sa mise en œuvre présentés en séance.",

le CTI a voté unanimement contre.

Re-vote du CTI le 30/9/2016 contre la création du service mutualisé dépenses-missions

A la motion proposée par la direction

"Le comité technique d'Inria approuve la création du service mutualisé dépenses-missions au 1er janvier 2017 ainsi que les principes de sa mise en œuvre présentés en séance.",

le CTI a voté unanimement contre.

Avis du CNHSCT du 6/10/2016

Le CNHSCT demande le report de la mise en place du service unique gestion ressources humaines, sachant que le périmètre de celui-ci n'est toujours pas défini, que les fiches d'impact ne pourront être effectuées dans les délais, que les agents n'auront pas le temps nécessaire pour réfléchir à leur positionnement, ni d'être formés aux nouveaux outils. Le calendrier envisagé (mise en place au 1er janvier 2017) est une mise en danger des personnels de la ligne RH. Le CNHSCT alerte la direction sur le manque d'information dans lequel se trouvent les agents de la ligne RH, source de stress et inquiétudes.

Avis du CLHSCT du Siège du 10/10/2016

SFACT

Constatant que les personnels susceptibles de candidater au service facturier sont bloqués dans leur démarche par l’opacité concernant l’organisation de ce service puisqu’il leur est demandé de faire un choix à l’aveugle, les représentants du CLHSCT du siège demandent :

  • que la totale transparence soit faite sans délai sur l’organigramme du service facturier : nom du responsable et noms des chefs de pôle ;
  • que des garanties soient données au candidats éventuels sur la possibilité de bénéficier du télétravail et de l’aménagement du temps de travail (ATT) ;
  • que la date limite de candidature soit repoussée d’une semaine ou deux à partir de la publication des éléments cités ci-dessus.

Pétition "Moratoire sur OptIn" lancée le 24/10/2016 (543 signatures au 16/12)

Au 1er janvier 2017, les services SAF et RH seront réorganisés dans le cadre du projet OptIn. Les personnels sont actuellement contraints de rejoindre le service mutualisé ou d'effectuer une mobilité fonctionnelle interne ou de quitter l'Inria. À ce jour, de nombreuses zones d'ombre subsistent encore quant à l'organisation des nouveaux services, les possibilités de mobilité interne ne sont pas recensées, et un nombre inconnu (sic!) de personnels fonctionnaires n'aura pas sa place dans les services mutualisés.

Même si tous les agents concernés seront intégrés d'office aux nouveaux services mutualisés, une proportion importante de ces agents devront à terme quitter ces services pour que les objectifs affichés soient atteints. Bien que la DG se soit engagée à n'imposer aucune mobilité géographique, l'absence quasi totale d'informations à 2 mois et demi de la prise d'effet des réorganisations et les diminutions d'effectifs prévues font peser une grande incertitude sur l'avenir professionnel du personnel concerné et se révèlent très anxiogènes.

Nous, chercheurs et enseignants-chercheurs des projets Inria et membres des services Inria, trouvons cette façon de traiter nos collègues inacceptable. Nous demandons a minima un moratoire de 6 mois pour la prise d'effet des réorganisations. Plus généralement, nous demandons que la DG se mette à agir de manière socialement responsable, en faisant preuve de plus de transparence, de dialogue et d'anticipation.

Texte explicatif de la pétition (24/10/2016)

Évoquant notamment des raisons budgétaires liées au GVT (Glissement Vieillesse Technicité), la DG (Direction Générale) a décidé de réduire d'ici 2020 les effectifs de certains services. Cette réduction est intégrée au projet OptIn de mutualisation et d'optimisation des services. Les premiers services concernés sont le SAF (Service des Affaires Financières) et le service de gestion des RH (Ressources Humaines), avec une mise en place de la nouvelle organisation prévue dès le 1er janvier 2017.

Pour les RH, la sphère gestion comprend environ 35 gestionnaires et l'effectif cible serait de 25 gestionnaires. Il n'existe aucune information sur cette réorganisation qui doit cependant prendre effet au 1er janvier. Ceci est inquiétant. De fait le CNHSCT (Comité National Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) a voté le 6 octobre l'avis suivant : "Le CNHSCT demande le report de la mise en place du service unique gestion ressources humaines, sachant que le périmètre de celui-ci n'est toujours pas défini, que les fiches d'impact ne pourront être effectuées dans les délais, que les agents n'auront pas le temps nécessaire pour réfléchir à leur positionnement, ni d'être formés aux nouveaux outils. Le calendrier envisagé (mise en place au 1er janvier 2017) est une mise en danger des personnels de la ligne RH. Le CNHSCT alerte la direction sur le manque d'information dans lequel se trouvent les agents de la ligne RH, source de stress et inquiétudes."

Lors de la réunion du 20 septembre 2016 du CTI (Comité Technique Inria), la DG a communiqué les chiffres suivants concernant le SAF. Le périmètre dépenses-missions du SAF comprend 53 gestionnaires et l'effectif cible pour 2020 est de 29 gestionnaires. La DG prévoit 10 départs (fins de CDD, fins de détachements et départs en retraite). Il restera donc 14 (=53-29-10) fonctionnaires qui n'auront plus leur place dans le nouveau service mutualisé. La DG indique que 7 postes supplémentaires sont prévus dans le nouveau service facturier SFACT qui reprend une part de l'activité actuelle du SAF. 7 personnes pourraient rejoindre le SFACT mais ce n'est pas garanti notamment en raison de considérations géographiques (le SFACT est entièrement basé au Siège). Il restera donc au moins 7 personnes (fonctionnaires) qui devront effectuer une mobilité fonctionnelle interne ou quitter l'Inria. Cependant, les possibilités de mobilité interne ne sont pas recensées.

Même si tous les agents concernés seront intégrés d'office aux nouveaux services mutualisés, une proportion importante de ces agents devront à terme quitter ces services pour que les objectifs affichés soient atteints. Bien que la DG se soit engagée à n'imposer aucune mobilité géographique, l'absence quasi totale d'informations à 2 mois et demi de la prise d'effet des réorganisations et les diminutions d'effectifs prévues font peser une grande incertitude sur l'avenir professionnel du personnel concerné et se révèlent très anxiogènes.

Plus généralement, de nombreux autres points posent problème. Sans rentrer dans les détails, en voici quelques-uns:

  1. Le service dépenses missions sera à terme entièrement localisé à Saclay. L'absence de mobilité géographique forcée est réaliste à court terme mais guère à moyen terme lorsque les gestionnaires se retrouveront isolés dans les centres.
  2. La diminution d'effectifs prévue du SAF+SFACT est de 32% ; peut-on réellement espérer que cela n'aura pas d'impact sur la qualité de service ? Une étude d'impact devrait à tout le moins être effectuée par la DG.
  3. L'agent comptable exige que son service facturier SFACT, contrairement aux autres services mutualisés, soit entièrement localisé au Siège dès le 1er janvier 2017. Ceci impose une mobilité géographique aux agents qui ne sont pas en région parisienne et restreint donc leur possibilité de reclassement.
  4. Il y a une absence de dialogue social : le CNSHCT (motion ci-dessus) et le CTI (votes unanimes contre la mise en place du projet OptIn, les 20 et 30 septembre) se sont clairement exprimés sans que l'on observe d'effets.
  5. Globalement, il y a un manque de transparence dans la mise en oeuvre d'OptIn. Par exemple, l'audit effectué par P-Val et qui sert de base à la mise en place de cette réforme n'a jamais été diffusé, en dépit des demandes répétées.

Motion du CP de Nancy du 7/11/2016, votée à l'unanimité

Le Comité des Projets du Centre Inria Nancy – Grand Est :

  • apporte son soutien aux agents concernés par le projet OptIn;
  • considère qu’OptIn et la réduction des effectifs qui en découle auront un impact négatif sur la qualité de service offerte aux chercheurs;
  • estime que préalablement à toute discussion sur les effectifs des fonctions support, une organisation plus efficace avec les outils actuels ou futurs doit faire l’objet d’une preuve de concept.
En conséquence, le Comité des Projets du Centre Inria Nancy – Grand Est apporte son soutien à la pétition « Moratoire sur OptIn » et demande l’interruption du projet OptIn jusqu’à ce qu’un véritable diagnostic partagé soit établi sur les services, leur organisation et leurs outils.

Nous invitons les Comités des Projets des autres centres à s’associer à cette démarche et la Commission d’Évaluation à se positionner sur le sujet.

Avis du CNHSCT du 22/11/2016

Avis Ressources Humaines : Vote à l’unanimité moins une abstention

Le CNHSCT constate que :

  • les gestionnaires RH n’ont toujours aucune information sur la mise en œuvre d’OptIn,
  • ils n’ont pas d’informations sur l’organigramme du service envisagé et les processus de positionnement sur l’organigramme,
  • la dématérialisation des dossiers des agents a commencé, mais le mode opératoire des futurs logiciels n’est toujours pas connu,
  • les agents polyvalents vont devoir choisir entre la gestion et leurs autres missions,
  • les services RH ont à “accompagner” la mutualisation AF, ce qui accroît leur charge de travail
  • les services RH de plusieurs centres ont des problèmes d’effectifs notoires, des départs (fin de CDD, retraite) prévus, avec des agents en arrêt, ainsi que la DRH.
Le CNHSCT demande que le travail d’analyse de l’impact sur tous les agents de l’institut soit réalisé pour les services RH. Devant toutes ces alertes, le CNHSCT fait le même constat que pour la ligne AF. Il demande aussi d’attendre que les logiciels de dématérialisation RH, tous les outils et l’organisation afférents soient stabilisés et totalement opérationnels, avant de poser la question de la création du service mutualisé SGRH et le changement d’affectation des gestionnaires RH. Le CNHSCT préconise aussi de renforcer les services RH en difficulté aujourd’hui.

Avis Gestionnaires Financiers du siège : Vote à l’unanimité

Le Président Directeur Général a demandé avec insistance aux Gestionnaires Financiers du siège de rejoindre le service facturier, de manière temporaire en s’engageant sur une mission limitée dans le temps, jusqu’au 30 juin 2017. Ainsi, la direction n’a pas tenu compte des alertes du CLHSCT du siège, du CNHSCT, des Organisations Syndicales relayant les inquiétudes des GF sur la mise en place du service facturier, ainsi que leurs souhaits de ne pas rejoindre ce service. Le PDG fait cette demande en reconnaissant bien tard l’expertise et l’expérience des agents, et le besoin que l’institut a de leur travail et leur professionnalisme.

Le CNHSCT a bien noté la reconnaissance du savoir-faire et le professionnalisme des gestionnaires financiers par notre PDG et demande que ce message soit généralisé envers tous les agents des services, plutôt que l’incitation à la mobilité externe, en particulier lors des Entretiens Annuels d’Activités. Le CNHSCT demande de respecter le choix des agents gestionnaires financiers du siège de ne pas candidater au service facturier. Le CNHSCT dénonce cette injonction du PDG, et demande que le refus de celle-ci n’ait aucune conséquence (financière, reconnaissance, mobilité, carrière, primes, sanction, etc.) sur les agents concernés.

Avis Affaires Financières : Vote à l’unanimité

Le CNHSCT a été alerté sur les points suivants :

A la date du 16 novembre 2016,

  • il est déjà demandé à des services SAF de traiter des dossiers en retard d’autres centres, en plus de la charge de travail habituelle, sans moyen supplémentaire,
  • les services financiers sont désorganisés, les gestionnaires sont inquiets de leur avenir,
  • les gestionnaires financiers ne sont toujours pas informés par écrit du mode opératoire qui est censé être mis en œuvre à partir du 1er janvier 2017,
  • le travail des gestionnaires financiers, appauvri à un rôle de saisie et vérification de bons de commande et de contrôle des pièces justificatives, présente un risque de tension entre les gestionnaires et le service facturier en cas de retour d’erreur,
  • la bourse aux emplois ne fonctionne pas de manière transparente, des postes restent affichés très peu de temps, d’autres postes sont pourvus sans que d’autres agents potentiellement intéressés n’aient pu candidater,
  • les missions des adjoints, présentées au CT du 7 novembre 2016, comportent une fonction spécifique pour chaque adjoint: “pilotage”, “qualité métier”, “accompagnement”, qui demandent à être explicitées,
  • les services RH, eux même impactés par la mutualisation ne sont pas en mesure de mettre en place la bourse à l’emploi ou “l’accompagnement” des gestionnaires financiers,
  • les chercheurs commencent de leur côté à s’inquiéter, voir la motion du comité des projets du centre de Nancy.
En conséquence, le CNHSCT réitère ses préconisations du 12 septembre 2016 : il préconise d’agir par étapes et d’attendre que le service facturier soit mis en place, que les nouveaux outils logiciels soient stabilisés en premier lieu dans la configuration actuelle (gestion des équipes locales par les gestionnaires locaux), puis dans la configuration en réseau (gestion d’équipes inter-centres), avant d’envisager de changer l’affectation des gestionnaires financiers vers Saclay.

Le CNHSCT préconise aussi de renforcer les services AF pour ne pas amplifier les retards et la surcharge en résultant.

Avis commun Ressources Humaines/Affaires Financières : Vote à l’unanimité

Le CNHSCT rappelle que les alertes des avis précédents touchent des agents déjà exposés à des risques pour leur santé, risques mis en évidence par le baromètre social. En conséquence, le CNHSCT réitère ses préconisations du 12 septembre 2016 : il demande un vrai plan d’action de prévention primaire des risques identifiés par le baromètre social. Le CNHSCT constate qu’il n’y a pas eu de réponse positive ou négative à sa demande d’expertise agréée du 23 juin 2016. Il renouvelle cette demande au vu des risques accrus depuis. S’il est vrai que le cabinet PVAL est toujours associé à la mise en œuvre d’OptIn, le CNHSCT demande que son rôle soit explicité, au vu des problèmes posés. Il demande communication du cahier des charges demandées à PVAL et communication de son rapport.

Réponse (28/11/2016) à la lettre d'Antoine Petit

Chères et chers collègues,

Le courrier relatif à la mise en place d'Optin envoyé aux personnels de l'Inria le 3 novembre dernier par Antoine Petit n'a pas apaisé nos inquiétudes et soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Nous vous proposons ci-dessous une réponse détaillée. Les phrases en [couleur] sont des citations du courrier d'Antoine Petit. Nous vous rappelons qu'une pétition demandant un moratoire d'Optin est en ligne. Elle a déjà dépassé les 500 signatures. Vous pouvez encore contribuer (via login/password INRIA) à l'adresse : https://groupes.renater.fr/reunion/foodle/Petition-Moratoire-sur-OptIn-58060

"Le projet OptIn, démarré en mars dernier, a connu des avancées importantes ces dernières semaines. Il m’apparaît important de vous en rendre compte et de répondre ainsi aux légitimes questions des personnels. En complément, je vous invite, toutes et tous, à consulter régulièrement la FAQ (Foire Aux Questions) sur l’Intranet, régulièrement mise à jour, et qui répond aussi à certaines de ces questions."

À la date de votre courrier, la FAQ n'avait pas été éditée depuis le 4 juillet. Sur l'intranet, la mise en place du service mutualisé RH était toujours annoncée pour janvier 2017 (lettre de JE Paillon du 22 juillet, "OptIn : organisation générale, nouveaux processus et impact pour Inria").

"Même si cela a déjà été fait à plusieurs reprises, je souhaite commencer par rappeler la raison première du projet Optin. Nous devons impérativement mettre fin à la réduction de l’embauche de personnels scientifiques à laquelle nous avons été contraints depuis des années. Selon nos bilans sociaux, notre effectif de personnels scientifiques a chuté de 125 personnes, passant de 1 652 à 1 527 entre 2010 et 2015 alors que dans la même période, notre effectif de personnels d’appui a augmenté de 54 personnes, de 1 038 à 1 092."

Les besoins correspondant à cette augmentation de l’effectif support entre 2010 et 2015 ne sont-ils plus d’actualité ? Si ces évolutions sont aujourd'hui problématiques, qui les a décidées et en porte aujourd'hui la responsabilité ?

"Tous ces personnels contribuent à la qualité des missions d’Inria et nos succès ne seraient pas possibles sans des fonctions d’appui de très grande qualité. Néanmoins, l’institut doit aussi se donner les moyens de renouveler sa population scientifique (constituée aux 2/3 de non permanents) et, a minima, de la maintenir à un niveau quantitatif à la hauteur des enjeux posés par les sciences du numérique."

Y a t-il une contrainte extérieure à l'institut (ministère ?) plus précise que le désir de « maintenir [sa population scientifique] à un niveau quantitatif à la hauteur des enjeux posés par les sciences du numérique » ?

"L’ensemble des personnels doit être pleinement conscient du nécessaire équilibre, et de la solidarité requise pour le maintenir, entre fonctions scientifiques et fonctions d’appui. En tenant compte du budget de l’institut, et au vu des économies déjà réalisées depuis des années sur le fonctionnement, nous n’avons pas d’autre solution que de diminuer les effectifs des fonctions d’appui de 60 à 80 personnes à horizon 2020, et d’augmenter d’autant les effectifs des personnels scientifiques."

S’il s’agit d’une question budgétaire, pourquoi le nombre de postes à supprimer est-il fixé a priori ? Une mobilité extérieure, un départ ou une mobilité interne, de catégorie A ou C, n’ont pas du tout le même impact sur la masse salariale. En passant de 460 à 560 chercheurs, l'Inria est passé d'un directeur scientifique à un directeur général délégué à la science et 5 adjoints soit une progression du taux d'encadrement de 2‰ a 10‰ ; n'y aurait-il pas là aussi un gisement d'économies ?

"Le projet Optin s’inscrit dans cette démarche et porte sur les fonctions support, plus particulièrement les services « affaires financières » et « ressources humaines ». Nous devons réussir à fournir une qualité des services de l’institut équivalente, voire meilleure, à ce qu’elle est actuellement malgré des effectifs en baisse."

L’augmentation de la productivité (par exemple +50% pour le service mutualisé SAF) est-elle crédible ? Dans l’histoire de l’INRIA (voire de l’industrie), a-t-on déjà atteint ce niveau d’amélioration de la productivité en 4 ans ? Actuellement, le gain de productivité moyen annuel en France est de moins de 2% (voir par exemple page 5 de http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-3151.pdf

). A ce rythme, il faut compter au moins 20 ans pour espérer augmenter sa productivité de 50%.

"L’objectif est d’autant plus ambitieux qu’il s’accompagne de la ferme volonté de préserver, et même d’améliorer, la qualité de vie au travail des personnels concernés."

Le projet OptIn a pour l’instant des effets négatifs sur la qualité de vie au travail (cf. l’avis du CNHSCT du 6 octobre, discussions avec les collègues, arrêts de travail). Les agents sont inquiets et préoccupés par la disparition d’une partie (intéressante) de leur fiche métier. Avec en plus une pression forte pour augmenter la productivité, un manque de perspectives de progression de carrière pour ceux qui ne feront pas de mobilité, comment peut-on espérer que cette "ferme volonté de préserver, et même d’améliorer la qualité de vie au travail" soit autre chose qu’un vœu pieux ?

"Pour atteindre cet objectif, la direction a fait deux choix principaux :

  • Mutualiser le support « back office » sans toucher au fondement du modèle Inria que constituent les équipes-projets, et l’indispensable support de proximité assuré en particulier par les assistant(e)s d’équipes-projets."

Les assistant(e)s vont devoir interagir beaucoup plus avec des collègues éloignés. Cela ne risque-t-il pas de compliquer leur travail ? L’influence sur le travail des assistant(e)s a-t-elle fait l’objet d’une étude précise ?

  • Uniformiser et optimiser les processus, dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils ne sont pas actuellement optimaux."

Quels audits ont été faits ? Pourquoi celui effectué par Pval n’est-il toujours pas communiqué aux personnels ?

"La nouvelle organisation est mise en place en respectant un certain nombre de principes et de règles que j’ai fixés dès l’origine du projet :
- Il ne sera procédé à aucun licenciement : la réduction des effectifs se fera par non remplacement des départs prévus ou par mobilité volontaire des agents,"

Que se passera t-il si à terme, un service est en sur-effectif (par rapport aux « cibles » prévues) ? Qu’est-il prévu aujourd’hui pour les personnes potentiellement concernées ?

"- Il n’y aura pas de mobilité géographique imposée (les deux centres franciliens et le Siège sont considérés comme des entités géographiques distinctes),"

"- L’optimisation des procédures est proposée par des groupes de travail opérationnels, impliquant majoritairement des agents Inria « de terrain » représentatifs des fonctions impliquées."

Est-il prévu une ou plusieurs itérations avec tous les agents (notamment ceux ne participant aux GT) sur les résultats de ces GT ?

"Les trois processus choisis pour le lancement d’OptIn - le traitement des dépenses, le traitement des missions et le traitement des actes de gestion RH – ont été proposés par ces groupes de travail opérationnels. Ce sont les processus pour lesquels de véritables marges d’amélioration ont été identifiées."

Pourrait-on avoir des précisions sur ces marges d’amélioration ? Quel gain est espéré ?

"Ce sont aussi des processus qui sont concernés par le contexte réglementaire, avec la dématérialisation des factures à compter du 1er janvier 2017, et la mise en place d’un service facturier élargi. Concrètement, trois axes de travail ont été privilégiés : la simplification des processus, leur dématérialisation et une coordination au niveau national, tout en gardant le rattachement des services mutualisés à un centre hébergeur."

Les outils logiciels sur lesquels s’appuient ces "processus" ne sont pas mentionnés. Depuis de nombreuses années, l’Inria a tenté de multiples fois d’améliorer ses outils informatiques (Girhaf1, Girhaf2, successeur d’IziGFD...) sans y parvenir. Dès lors, comment croire qu’il soit possible d’y parvenir en quelques mois ?

"Les propositions et recommandations issues des groupes de travail font l’objet de validations puis d’arbitrages, par le comité de pilotage d’OptIn et le comité de direction. Elles sont également présentées aux instances compétentes de l’établissement (CTI, CNHSCT,...). "

Pourquoi les avis négatifs de ces deux instances ne sont-ils pas pris en compte (ni même mentionnés dans cette lettre !) ?

"Les décisions prises sont communiquées aux lignes fonctionnelles concernées par le projet, puis à tous. C’est dans le cadre de ce processus que le périmètre des services mutualisés ainsi que les dates de création des services ont été arrêtés. Le service mutualisé dépenses/missions sera mis en place le 2 janvier 2017, au sein du centre Saclay - Île-de-France."

Le logiciel sera-t-il opérationnel à la date du 2 janvier ? Les formations des agents (pour les nouveaux outils/process) auront-elles eu lieu ?

"Son responsable a été nommé, il s’agit de Mohammed Riffi-Asri, actuellement RAF de Saclay. Le recrutement de ses adjoints est en cours. Le service mutualisé Gestion RH démarrera à compter du 3 avril 2017, en particulier pour tenir compte des recommandations du GT basées sur la date de mise à disposition de l’outil informatique nécessaire et sur la nomination du responsable de service. Le recrutement de ce dernier sera lancé prochainement, pour une nomination avant la fin de l’année et une prise de fonction prévue à compter de début janvier. Tous les agents concernés (gestionnaires financiers et gestionnaires RH) rejoindront leurs services mutualisés respectifs. Les effectifs cibles seront atteints progressivement en respectant les principes et règles évoquées plus haut. En attendant, chacun aura évidemment un rôle et une mission correspondant à son métier et à ses compétences."

Faut-il donc s’attendre à une réorganisation permanente du travail (une montée en puissance de la quantité de travail) dans cette phase ?

"Je tiens à ce que ces agents concernés soient accompagnés au mieux de façon collective et individuelle. Cet accompagnement impliquera les responsables des services mutualisés, les directions opérationnelles concernées, les DCR ainsi que la Direction des ressources humaines de l’institut. Chaque agent bénéficiera d’un entretien RH assuré par son service RH de proximité au sein d’un centre ou du Siège. J’en profite pour préciser que ces fonctions de développement et d’accompagnement RH resteront dans les centres et ne sont donc pas, et ne seront pas, impactées par la mutualisation."

Dans plusieurs centres, la séparation entre les pôles "accompagnement" et "gestion" des ressources humaines est très perméable, voire inexistante dans le cas de service polyvalent (les agents exerçant les deux missions). Il ne faut pas oublier qu’il y a des personnes derrière les fonctions.

"Cette nouvelle organisation peut aussi être l’occasion pour les agents qui le souhaitent d’évoluer professionnellement. Tout agent volontaire pourra ainsi profiter de l’entretien RH évoqué ci-dessus pour faire le point sur son projet professionnel et s’informer des possibilités d’accompagnement ou de mobilité. Je souhaite que les mobilités au sein d’Inria soient facilitées et accompagnées, pour encourager les mouvements vers les postes de demain, et donner aux agents des opportunités de diversifier et d’enrichir leur parcours. A cet effet, un plan de mobilité pluriannuel sera régulièrement présenté par la DRH, avec les postes susceptibles d’être vacants et renouvelés dans les années à venir."

Quand les offres de mobilités (annoncées, régulièrement, et depuis longtemps) seront-elles prêtes et portées à la connaissance des agents ?

"Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des personnels impliqués, en particulier dans les groupes de travail qui regroupent une cinquantaine d’agents, dans la définition de cette nouvelle organisation. Leurs propositions « de terrain » nous permettent d’avancer et de conduire cette évolution dans un calendrier serré.

J’ai néanmoins parfaitement conscience qu’il reste naturellement des inquiétudes et des questions chez les agents impactés. J’espère y avoir répondu, au moins en partie sur les aspects collectifs, via le présent courrier. L’accompagnement RH présenté précédemment doit permettre une approche plus personnalisée. De plus, j’invite chacune et chacun à se rapprocher de ses collègues, en particulier les directeurs de centre ou fonctionnels, les chefs de service ou les représentants du personnel dans les instances, pour débattre et échanger."

Les échanges et débats avec les collègues, les représentants du personnels, les chefs de service, et parfois les directeurs de centre sont plutôt inquiétants... et suggèrent que cette réorganisation est très mal préparée et mise en œuvre.

"Cette réforme n’est conduite que dans l’intérêt global d’Inria et doit se dérouler dans la plus totale transparence. Enfin, j’invite toutes celles et ceux qui ne sont pas personnellement impactés par cette évolution, la majorité des agents de l’institut, à faire preuve de confiance envers le travail effectué et de solidarité constructive vis-à-vis des personnels concernés."

Comment « faire preuve de confiance » quand les élus des instances « compétentes » (CTI, CNHSCT) dénoncent une absence quasi totale de transparence, que leurs avis ne sont même pas mentionnés (ni dans ce courrier, ni sur les pages institutionnelles sur l’intranet consacré à OptIn), et que ce courrier revendique « la plus totale transparence » ?


Faut-il comprendre que le travail de ceux qui tentent de clarifier et éclairer vos affirmations doit cesser et que les personnels doivent se contenter de la parole unique de la direction ? Nous rappelons ci-dessous les deux motions votées par le CNHSCT et par le CTI :


Avis rendu le 6 octobre 2016 par les élus du CNHSCT (Comité National Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) :


"Le CNHSCT demande le report de la mise en place du service unique gestion ressources humaines, sachant que le périmètre de celui-ci n’est toujours pas défini, que les fiches d’impact ne pourront être effectuées dans les délais, que les agents n’auront pas le temps nécessaire pour réfléchir à leur positionnement, ni d’être formés aux nouveaux outils. Le calendrier envisagé (mise en place au 1er janvier 2017) est une mise en danger des personnels de la ligne RH. Le CNHSCT alerte la direction sur le manque d’information dans lequel se trouvent les agents de la ligne RH, source de stress et inquiétudes."


Motion votée le 20 septembre 2016 par les élus du CTI à l’unanimité :


"La Direction Générale de l’institut a lancé début 2016 une réorganisation des services destinée à supprimer 60 à 80 postes de fonctions support sur 5 ans. L’objectif, sa mise en œuvre et le calendrier d’exécution portent atteinte aux conditions de travail des salariés, tout en mettant en péril le bon fonctionnement de l’institut, et par conséquent, la qualité de sa recherche. Nous nous opposons à cette réduction d’effectifs et rejetons le processus de mutualisation mis en œuvre pour l’atteindre."

L’intersyndicale (Sgen/CFDT, SNCS/FSU, SNTRS/CGT)


Les élus au CTI (comité technique Inria),


Les représentants du personnel au CNHSCT (comité national hygiène, sécurité et conditions de travail)


À l’initiative d’un collectif de personnels de l’Inria

Soutien du CP de Sophia à la motion du CP de Nancy (28/11/2016)

Les responsables d’équipe du CP de Sophia ont voté sur la question « Le CP de Sophia soutient-il la motion de Nancy ? » :


Résultat : 10 pour, 2 contre, 8 abstentions.


Pour rappel, la motion de Nancy est :


Le Comité des Projets du Centre Inria Nancy – Grand Est :

  • apporte son soutien aux agents concernés par le projet OptIn ;
  • considère qu’OptIn et la réduction des effectifs qui en découle auront un impact négatif sur la qualité de service offerte aux chercheurs ;
  • estime que préalablement à toute discussion sur les effectifs des fonctions support, une organisation plus efficace avec les outils actuels ou futurs doit faire l’objet d’une preuve de concept.

En conséquence, le Comité des Projets du Centre Inria Nancy – Grand Est apporte son soutien à la pétition « Moratoire sur OptIn » et demande l’interruption du projet OptIn jusqu’à ce qu’un véritable diagnostic partagé soit établi sur les services, leur organisation et leurs outils.


Nous invitons les Comités des Projets des autres centres à s’associer à cette démarche et la Commission d’Évaluation à se positionner sur le sujet.

Point du CP de Rennes (5/12/2016)

Extrait du compte-rendu :


Le CP se déclare conscient des inquiétudes manifestées par les collègues concernés au plus près :
gestionnaires RH, gestionnaires financiers et assistantes. La réforme impactera forcément la manière
de travailler et l’interface équipes-services notamment. Ces impacts sont encore largement inconnus
et il est normal que les collègues s’inquiètent. L’accompagnement au changement est donc vraiment
nécessaire. Le CP souhaite que les directions (fonctionnelles concernées, de centre) soient vigilantes
et au plus près des collègues concernés, et s’assurent que toutes les étapes de concertation,
communication, réorganisation soient menées dans les meilleures conditions possibles.

Motion du CP de Bordeaux du 15/12/2016, votée à l’unanimité moins une abstention


Le Comité des Projets du Centre Inria Bordeaux - Sud Ouest :

  • apporte son soutien aux agents concernés par le projet OptIn ;
  • considère qu’OptIn et la réduction des effectifs qui en découle sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur la qualité de service offerte aux chercheurs ;
  • préconise d’attendre que les nouveaux outils envisagés aient fait preuve de leur efficacité avant de rendre effective la mutualisation des services.


Vote : 15 pour, 1 abstention.

Motion du CP de Saclay du 16/12/2016, votée à l’unanimité moins deux abstentions


Le comité des projets du centre Inria Saclay-Ile-de-France :

  • déclare partager les préoccupations exprimées par les agents concernés par le projet Optin, et affirme sa volonté de se maintenir à l’écoute de ces préoccupations
  • considère qu’Optin et la réduction des effectifs qui en découle sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur la qualité de service offerte aux chercheurs
  • recommande aux pilotes du projet d’anticiper davantage sur les informations détaillées à apporter, en premier lieu à ces agents concernés, sur les changements de process et d’outils
  • demande à être régulièrement informé de ces questions, en particulier lors de la phase de lancement


Vote : 19 pour, 2 abstentions.

Réaction (12/1/2017) du Sntrs-Cgt à la "Lettre de la DG" du 9/1/2017

Dans la "Lettre de la DG" du 9/1/2017, le PDG a écrit :

« Ces avancées majeures pour la vie de l’institut ont été réalisées grâce à un dialogue social de grande qualité. L’exercice n’est pas si facile, même dans un institut public, car il demande de l’écoute, de l’échange mais aussi une acceptation des rôles et des missions des uns et des autres. Un bon dialogue social n’est pas synonyme de cogestion, cf. l’interview croisée entre notre DRH, Sylvie Inizan, et une des représentantes du personnel, Edmonde Duteurtre, dans cette lettre de la DG de janvier 2017. Je profite d’ailleurs de cet édito pour remercier chaleureusement tous les acteurs impliqués dans ce dialogue social, en particulier les membres de la ligne RH et les représentants des personnels. Nous ne sommes pas toujours d’accord, c’est simplement normal. Mais tout ce que nous avons su faire ensemble montre que nous pouvons avancer collectivement, ce qui est le plus important. »

Réaction du Sntrs-Cgt diffusée le 12/1/2017


À propos du « dialogue social »


En réponse à LA LETTRE DE LA DG – JANVIER 2017


Nous prenons acte de la vision du dialogue social développée par notre PDG, mais un dialogue,
social ou non, se fait à deux. La vision du dialogue peut être perçue différemment par chacun. Voici
le point de vue syndical du SNTRS-CGT.


Le dialogue social existe à l’INRIA, nous ne le nierons pas, mais il n’est de « grande qualité » que
suivant les sujets traités. Il en est de même de l’écoute et de l’échange : ceux-ci sont très tributaires
de l’importance accordée par la direction aux sujets évoqués. Plus le sujet est d’importance, moins
le dialogue social est « de qualité ». Plus le sujet tient à cœur à la direction, plus il est difficile d’en
faire bouger les lignes.


L’acceptation des rôles et des missions de chacun ne se fait trop souvent que dans un sens quand
cela arrange le PDG. On « dialogue social » et le PDG « décide ».


Bien sûr, certains sujets ont donné lieu à des discussions sereines et implications constructives.


Citons :

  • l’aménagement du temps de travail, le télétravail et la charte du travail à distance
  • les règlements intérieurs (quoique notre avis au CNHSCT opposé à la charte de vie de Sophia a été totalement balayé).
  • le baromètre social
  • chaque année, le nombre de promotions possibles dans les CAP,
  • etc.

Mais d’autres sujets entraînent de véritables dialogues de sourds dans le cadre de discussions
particulièrement vives, vécues difficilement par les Représentants des Personnels exposés dans ces
échanges.


Citons l’année dernière :

  • la réorganisation de certains services
  • les conditions de travail des personnels lors du déménagement de Rocquencourt sur Paris
  • OptIn AF (dont nous avons quand même obtenu de haute lutte le report du mois d’octobre au 1 er janvier)
  • OptIn RH
    • nous tentons de faire entendre qu’il faut suspendre OptIn RH en attendant le bilan de la mise en place du Service Mutualisé Dépenses
    • de plus, la responsable du futur Service Gestion RH n’arrivant que le 1er mars(*), nous tentons de faire valoir qu’il est déraisonnable de démarrer le service mutualisé le 3 avril

Les avis du CNHSCT sont trop rarement pris en compte.


Les votes d’opposition unanimes en Comité Technique Inria sont passés sous silence (alors que ce
même passage de dossier en CTI est cité pour justifier la mise en place des organisations).


Ni la pétition signée par plus de 500 personnes, ni les motions des CPs des chercheurs, et ni les
protestations effectuées lors des voeux d’INRIA dans certains Centres n’ont l’air de poser de
question à notre PDG.


Alors, oui le dialogue social existe à l’Inria, mais il peut encore largement progresser...


Enfin nous réitérons notre demande de suspendre OptIn RH en attendant un bilan de OptIn AF.
Si le dialogue est de si « grande qualité », notre demande devrait être entendue.


Le SNTRS-CGT Inria


(*) correction apportée suite au message initial.

Avis du CNHSCT du 2/2/2017

Le CNHSCT s’inquiète du fonctionnement de la ligne achat et la ligne juridique. Ces lignes sont déstabilisées dans leur globalité par l’éviction ou le départ de certains de leurs membres. Le CNHSCT demande un état de lieu sur les projets de réorganisations de ces lignes métiers. Sur la ligne dépenses, le CNHSCT souhaite un suivi de la mise en place de la réorganisation.

Communiqué intersyndical du 8/3/2017 : Le 8 mars, à l’Inria, les femmes ne sont pas à la fête !

La dernière étude de la direction des ressources humaines, suite à la publication du Bilan social 2015, montre une forte augmentation des arrêts maladie. Arrêts qui touchent particulièrement les femmes, aussi bien les chercheuses que les IT. Le baromètre social 2015/2016 avait également identifié les risques pour la santé des agents des fonctions support, fonctions qui sont majoritairement assurées par des femmes.


La direction déclare vouloir remplacer des postes d’ingénieur.e.s et de technicien.ne.s (majoritairement des femmes) par des postes scientifiques. Cette décision politique plonge les agent.e.s concerné.e.s dans l’incertitude, tant sur l’avenir de leurs carrières dans l’institut que sur les conditions de travail qui leur seront accordées avec la baisse des effectifs IT .


Marie Pezé, auditionnée à l’assemblée nationale le 13 juillet 2016 http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4157176_57862b0206cb3.syndrome-d-epuisement-professionnel—auditions-diverses-13-juillet-2016 (minute 2:38:14 à 2:45:00), explique l’exposition spécifique des femmes aux maladies graves, dues notamment à la « double journée », ainsi que les effets d’une organisation du travail pathogène.


En cette journée du 8 mars, défendons les droits des femmes à exercer un travail de qualité, mettons à leur disposition des outils adaptés à leur travail, garantissons-leur une charge fonctionnelle qui leur permette d’avoir un temps de travail qui ne déborde pas sur la vie personnelle, réaffirmons le droit à la déconnexion et favorisons la coopération plutôt que la compétition.


Défendre les droits des femmes, c’est défendre le droit et les conditions d’un travail de qualité !


Défendre les droits des femmes, c’est défendre les droits de tous !

Cyber-AG conférence/débat avec Vincent de Gaulejac le 14/3/2017

La conférence a été filmée et est visible ici.

Avis du CNHSCT du 15/3/2017

AVIS : Analyse d’impact Service Mutualisé Gestion Ressource Humaine (SM GRH)


Le CNHSCT rappelle la demande d’expertise externe demandée le 23 juin 2016 et demande à la Direction d’Inria de faire remonter son refus d’expertise au Ministère, avec les avis du CNHSCT et les réponses de l’administration aux avis. (article 55 du décret 82-453 : "La décision de l’administration refusant de faire appel à un expert doit être substantiellement motivée. Cette décision est communiquée au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel.")


Le CNHSCT demande à la Direction d’Inria de tenir compte des préconisations de la fiche d’impact, de ne pas sous évaluer l’impact humain de cette réorganisation ; le périmètre des activités des agents que ce soit au service de proximité qu’au service mutualisé va être fortement impacté, avec un fort risque pour les agents de ne pas y trouver leur compte.


Le CNHSCT demande à la Direction d’Inria de clarifier les périmètres et responsabilités des agents, de prendre ses responsabilités sur les conséquences de ses décisions et de ne pas faire porter cette responsabilité aux agents.


Le CNHSCT demande qu’un suivi régulier et un bilan de la mise en œuvre du SM GRH soit fait au bout d’un an. Ce bilan doit permettre le cas échéant, de redéfinir les postes et modalités de répartition entre les services de proximité et le service mutualisé.


AVIS : Mise en place du Service Mutualisé Gestion Ressource Humaine (SM GRH)


Le CNHSCT rappelle qu’il a déjà émis deux avis très réservés avec des préconisations, sur la création du SM GRH et constate que malgré les alertes faites dès le 6 octobre, les mêmes questions restent en suspens à la date du 15 mars 2017. Il nous paraît hasardeux de poursuivre la mise en place du SM GRH au 3 avril alors que de nombreux points restent en suspens tant sur les outils que sur les processus.


Le CNHSCT préconise de ne pas se précipiter, de tirer les enseignements de la mise en place du SM GF, et voir si un tel fonctionnement sur ce modèle peut continuer ou si la transformation des services est nécessaire, de prendre le temps de la réflexion de la mise en œuvre du SM GRH, calibrage entre service mutualisé et service de proximité, de tester les outils et processus en laissant le temps aux agents d’intégrer les changements et l’appropriation des nouveaux processus.


Le CNHSCT note que certaines alertes, notamment sur le fait de ne pas se précipiter, paraissent avoir été entendues. Néanmoins, il émet à nouveau de sérieuses réserves sur l’impact de la réorganisation sur le travail, la fatigue et la santé des agents.


Le CNHSCT rappelle qu’Inria doit (Article L4121-2 du code du travail) mettre en œuvre les mesures prévues à l’article L.4121-1 sur le fondement des principes généraux de prévention suivants, notamment le 4° « Adapter le travail à l’homme », en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé.


Pour toutes les raisons citées, le CNHSCT renouvelle son désaccord sur la création d’un service mutualisé tel qu’il est envisagé qui risque d’entrainer des dysfonctionnements dans l’Institut, autant fonctionnels qu’humains et émet un avis défavorable à la mise en place du SM GRH au 3 avril 2017.

Vote et déclaration des élus du CTI du 23/3/2017 contre la mise en place du Service Mutualisé Gestion Ressources Humaines

Suite à l’avis et aux préconisations du CNHSCT sur
la mise en place du service mutualisé de gestion des ressources humaines
(SMGRH), les élus au CTI ont voté à l’unanimité le 23 mars contre la
mise en place de ce service dans les conditions actuelles.


Vous trouverez ci-dessous la déclaration qui a été lue en séance pour
expliquer ce vote.


(Il y est fait référence à la conférence donnée le 14 mars par le
sociologue Vincent de Gaulejac, à l’invitation des organisations
syndicales de l’Inria, sur l’organisation de la recherche et l’impact
des réformes et restructurations sur notre travail. La vidéo de son
intervention est visible ici :
http://www.iecl.univ-lorraine.fr/ Bruno.Scherrer/optin/gaulejac.html)


Les élus du comité technique Inria (CTI).
SGEN-CFDT — SNCS/FSU — SNTRS/CGT


============= Déclaration des élus au CTI du 23/03/2017 ===================


Le sociologue Vincent de Gaulejac, récemment invité lors d’une
assemblée générale des personnels par visioconférence, rappelait alors :


« C’est l’accélération des transformations en un temps trop court qui
produit la maltraitance institutionnelle. La maltraitance
institutionnelle a été reconnue par la cour de cassation par rapport à
ce qui s’est passé à France Télécom, qui n’était pas seulement du
harcèlement individuel mais qui était du harcèlement institutionnel. Un
procès est en cours actuellement pour mettre en cause pénalement la
direction de France Télécom pour mise en danger de la vie d’autrui. »


L’opération « Optin » déployée depuis plusieurs mois, et visant à la
suppression de postes de personnes sous couvert d’économies, nous
semble entrer dans le cadre d’une telle maltraitance
institutionnelle.


Depuis des mois, CTI et CNHSCT alertent la direction sur les problèmes
posés par ces réorganisations, demandent davantage de transparence,
de temps et de concertation, malheureusement sans être entendus.


Dans son document d’avis et préconisations fourni pour cette séance,
le CNHSCT rappelle utilement et de façon accablante tous les risques
encourus, les problèmes posés et les préconisations restées lettres
mortes.


Nous pouvons ajouter la maltraitance des instances qui, en plus
de voir leurs préconisations ignorées et la légitimité de
leurs demandes remise en cause, ne sont même plus sollicitées
avant les prises de décision. Ainsi des agents ont-ils été appelés
à se positionner pour candidater sans voir les fiches de postes
correspondantes (qui n’ont pas non plus été présentées au CTI), dans un
service qui n’existe pas, pour lequel un responsable a tout de même été
recruté.


Dans ces conditions, nous ne pouvons que voter contre ce projet
de réorganisation, tout en appelant la direction à changer de
méthode et d’attitude. Nous lui rappelons qu’elle est responsable
de la santé des personnels, quelle que soit leur place dans la
hiérarchie, personnels déjà fragilisés comme l’a montré
la première édition du baromètre social, personnels dont le dévouement
leur permet temporairement d’encaisser la surcharge de travail et
le stress des incertitudes, mais pour combien de temps ?

Avis du CLHSCT de Saclay du 23/3/2017

Avis sur le service achats et marché : Les représentants du personnel souhaitent avoir accès au résultat de l’étude qui a mené à la réorganisation du pôle acheteurs, aux lettres de mission et au nouvel organigramme qui en découlent. Ils demandent également qu’un suivi de leur charge de travail soit assuré. Ils préconisent que le CNHSCT programme une visite de ce pôle.


Avis sur le service juridique : Malgré la première alerte lancée en décembre 2016, suite au non remplacement d’une des juristes, il ne reste plus qu’une juriste pour le centre. Cette situation critique représente un danger pour cet agent. Nous demandons que cette question soit remontée a la DG pour avoir un poste supplémentaire.

Compte-rendus d’actions

Remise de la pétition à Antoine Petit (7/12/2016)

Pour information, lors du dernier COMDIR, qui s’est tenu les 6 et 7 décembre à Nancy, une cinquantaine d’agent·e·s, IT et chercheur·e·s du centre ont remis la pétition « Moratoire sur OptIn », forte de plus de 500 signatures, à notre PDG Antoine Petit ainsi qu’aux autres membres du COMDIR (chef·fe·s de service, directeur·trice·s de centre de recherche, etc.).


Des affiches, opposant les slogans de la direction et les nôtres, ont
aussi été collées sur les murs de la salle de réunion. Certain·e·s
agent·e·s, visé·e·s par OptIn, portaient sur elles et eux une affiche
« Gestionnaire cible »
.


Cette action, qui a duré moins de deux minutes, s’est déroulée dans le
calme, avec le sourire et sans dire un mot (car tout a déjà été dit).

Nancy (5/1/2017) : des voeux Optis-oignons

À l’occasion de ses voeux aux personnels, Antoine Petit était à Nancy le 5 Janvier.


Le matin il a rencontré une quarantaine de personnes pour “échanger”
sur OptIn. Selon notre PDG, il n’y a pas de malaise général mais
uniquement des situations devant être traitées au cas par cas. Vous
trouverez ici un compte-rendu détaillé de cet échange (éprouvant).


Les voeux avaient lieu l’après-midi à 15h. Cinq minutes après le début
de son discours (malgré les "attentats", le "Brexit", et "l’élection
de Trump", 2016 aura été une "bonne année pour l’INRIA", "solidarité
et respect sont des valeurs importantes", …), une large majorité (près
des 2/3) de l’assistance, de concert et en silence, s’est levée et a
quitté la salle pour protester contre l’absence d’un vrai dialogue
dans lequel la direction essaierait d’écouter et de comprendre plutôt
que de répéter ses éléments de langage, laissant seulement une
trentaine de personnes dans un amphi clairsemé.


, le tract qui a été distribué à l’entrée de
l’amphi (avant les voeux).

Rennes (11/1/2016) : voeux

A Rennes lors de la séance de vœux de notre PDG INRIA, ont été présentées

- la vidéo "Ma vie de chercheur avec OPTIN", dont notre PDG n’a pas tout à fait saisi l’humour


- les affiches réalisées par les personnels des services support, qui y ont exprimé leur ras-le-bol de voir ces dernières années leurs conditions de travail se dégrader et leur métier perdre de son intérêt.

Grenoble (9/2/2016) : voeux

Sur Grenoble à l’occasion des vœux du PDG, le vendredi 3 février, une mobilisation a eu lieu. Un tract intersyndical sur Optin a été distribué et l’ensemble du personnel à été invité à ne pas assister aux vœux et à se retrouver dans le hall d’accueil.


Ce vendredi à 11 heures, il y avait un groupe bien visible dans le hall pour marquer notre désaccord avec la direction. Notons que notre PDG a serré la main à chacun des protestataires. La mobilisation a continué à la cafétéria par de longues discutions autour d’un café offert par l’intersyndicale.


Voici le mail qui à été envoyé la veille des vœux à l’ensemble du personnel de Grenoble et Lyon :


&nbsp

Bonjour à tous,


Ce début d’année nous constatons une dégradation des conditions de travail des collègues gestionnaires financiers du Service Dépenses Missions voulu par la Direction, et de l’ensemble du personnel intervenant sur la chaine de la dépense.


La mise en place concomitante d’un service mutualisé et d’un service facturier ne pouvait qu’apporter des difficultés qui s’additionnent.
Tous les outils ne sont pas opérationnels ; les processus ne sont pas complètement établis.
Ces collègues ne sont pas les seuls à voir leur travail se dégrader (cf document ci-joint).


Malgré les alertes des représentants du personnel au CTI, des CHSCT, et des organisations syndicales, malgré les motions des chercheurs adoptées dans les Comités de Projets et malgré les pétitions, la Direction a persisté dans son choix de réorganiser les services support dans un délai très court.


Dans ces conditions et dans la perspective des prochaines réorganisations (RH et SI) engagées par la Direction, nous vous invitons en réaction à refuser d’assister aux vœux de notre PDG et à nous retrouver dans le hall d’accueil à 11H ce vendredi 3 février.
Comme les autres centres, marquons, nous aussi, nos désaccords !


Le SNTRS-CGT, le SNCS-FSU, et le SGEN-CFDT

Poisson d’avril (1/4/2017) : Mail "Prix Inria, appel à soutien"

Appel reçu ce matin, que nous relayons volontiers.
SNCS-FSU et SNTRS-CGT

Message transféré --------
Sujet : [sncs-fsu][sntrs-cgt] Fwd : prix Inria, appel à soutien
Date : Sat, 1 Apr 2017 09:54:22 +0200
De : Dounotte Riplaille
Pour : sncs <sncs@inria.fr>, cgt <cgt@inria.fr>

Comme chaque année, il faut renouveler la vitrine de l’INRIA en récompensant les plus excellents d’entre nous. La direction de l’institut a donc lancé un appel https://intranet.inria.fr/Actualite/Appel-a-nomination-de-laureats-des-Prix-Inria-pour-l-annee-2017 pour signaler les collègues les plus méritants.


Cette année, nous avons choisi de proposer qu’un prix collectif soit remis à la direction générale de l’INRIA pour l’opération « Optin ».


Le Contrat d’Objectifs et de Performance lui fixait des objectifs ambitieux de réduction des personnels, qu’elle a choisi d’atteindre via une mutualisation des services, une optimisation des processus grâce aux outils numériques et surtout une transformation des métiers support.


Un an après le lancement de ce plan de sauvegarde de l’emploi scientifique, force est de constater que les objectifs ont été remplis, et avec quelle diligence, quel zèle ! Mieux, ils ont même été dépassés, puisque les services mutualisés se retrouvent en déficit de personnels et qu’il faut maintenant embaucher pour en assurer le fonctionnement, en CDD bien sûr pour ne pas froisser les comptables du gouvernement.


La direction a également judicieusement choisi ses consultants, en l’occurrence le cabinet P-VAL, dont l’ancrage sociologique, idéologique et mathématique solide des méthodes a fait la différence. Au passage, signalons la méthode dite de « l’évaporation naturelle », permettant de réduire le nombre d’agents à grande vitesse comme on laisse l’eau s’évaporer de la cocotte pour éviter une surpression. Peut-être un brevet pourrait-il être déposé, générant éventuellement des ressources propres pour l’institut.


Saluons également la direction pour ne pas s’être laissée arrêter par les organisations syndicales, leurs votes contre, sur le fond et la forme, ni par les pétitions, assemblées générales et autres initiatives solidaires des agents concernés. On reconnaît les qualités du taupe management à sa capacité à faire partager sa vision éclairée de la réalité : Tout va bien dans le meilleurs des mondes de P-VAL.


À notre direction générale, l’institut P-VAlisé reconnaissant.

En rire ou en pleurer ?

Pièce de théâtre "Le changement vous préoccupe" (29/11/2016)

Message publié sur l’intranet dans la catégorie "Actualités du Siège". Source : https://intranet.inria.fr/Actualite/Piece-de-theatre-Le-changement-vous-preoccupe

Venez découvrir une courte pièce de théâtre sur le thème du changement, mardi 29 novembre 2016, à 13H15 à la Cafétéria !


De nombreux changements se dessinent dans notre vie professionnelle, dans nos métiers, dans l’organisation chez Inria, notamment dans le cadre du projet Opt’in.Quelle qu’en soit la cause, tous soulèvent nécessairement des interrogations et inquiétudes.


La compagnie Théâtre à la Carte avait déjà nourri nos réflexions sur le thème du handicap au travail l’an passé grâce à une courte pièce de théâtre suivie d’un débat.


Cette année, c’est sur le thème du changement qu’ils proposent de nous faire réfléchir.


Le Service des ressources humaines vous convie à cet événement autour d’un café ou thé.


Durée totale 30mn, entrecoupée de moments d’échanges et de débats.


Venez nombreux participer à ce moment de convivialité et d’échanges !


Synopsis :


Solène travaille aux AF, Alex aux RH. Ils ne voient pas d’un très bon œil la mise en place des services mutualisés prévue en 2017.
Solène est en colère, Alex somatise.
Comment vont-ils faire pour mieux appréhender leur avenir ?

P-Val, le cabinet de « conseil en transformation » qui accompagne la direction (2/2017)

Le cabinet P-Val, « un esprit missionnaire pour vous aider à bâtir votre Monde de Performance », a publié en février 2017 sur son blog l’article suivant (source : http://www.blog-pval.com/2017/02/performance-monde-qe-cx-ia.html)

 

Afin de rendre simple et mémorisable notre stratégie 2020, P-Val a formulé l’équation du succès que nous vous proposons de construire et de réaliser ensemble.

Performance = Monde x (QE + CX + IA)

Expliquons.

Performance = c’est à vous de formuler la performance que vous visez. Cet objectif de performance va vous obliger à vous transformer. Performance = Transformation.


Monde = la mission de P-Val, notre promesse vis à vis de vous est de créer - co-créer - votre Monde de performance. C’est à dire la manière dont vous et vos équipes devez Penser et Agir pour réaliser cette performance. En d’autres termes c’est la réponse "sociologique", le câblage, le mindset opérationnel pour réussir.

Ce Monde est la matrice de votre performance. Pour l’habiter, vous avez besoin d’activer trois leviers interdépendants :

QE = nous vous aidons à libérer le potentiel de vos équipes. La transformation de leur Monde est leur affaire. Elle doit les faire vibrer. C’est le Quotient Émotionnel.

CX = ce Monde est "de performance" si et seulement si il est synchrone avec celui de vos clients et de vos partenaires. Nous faisons rentrer la voix du client dans tous vos processus. C’est la Customer Experience.

IA = l’Intelligence Artificielle est LE facteur le plus transformant de tous vos business à l’horizon 2020 et au delà. Nous vous aidons à en tirer tout le potentiel, en lien avec les deux leviers précédents.

Cette formule "magique" n’a pas la froideur d’une équation rationnelle. Elle catalyse les forces de transformation qui vont générer votre performance. Elle est faite de plaisir, d’équipe, de progrès, d’exécution et d’ambition. Partageons ces Valeurs !


Laurent Dugas


 


Bonus 1 : Le questionnaire générique utilisé par P-Val (source). Ce dernier a été envoyé aux agents de la ligne SI dans l’étape de diagnostic du projet LogIn.


Bonus 2 : Une analyse de politique internationale...

JPEG - 198.5 ko JPEG - 93.9 ko JPEG - 288.7 ko JPEG - 42.7 ko PNG - 350.5 ko PNG - 342.5 ko PNG - 297.7 ko JPEG - 117 ko


Annonces

Comment nous contacter

  PNG - 1.5 ko   PNG - 1.2 ko