FU & VRS

mercredi 18 octobre 2017
par  Administrateur

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FU & VRS



Texte commun : Font Unique & Voie de la Résistance Syndicale

Tout comme l’ensemble des fonctionnaires les personnels des organismes de recherche sont confrontés à un gouvernement qui veut mener à leur terme les plans destructeurs engagés par les précédents gouvernements.
La responsabilité du SNCS est de se prononcer :

Pour le retrait du programme « action publique 2022 »
Pour le boycott du « forum sur les services publics » convoqué pour associer les organisations syndicales à cette offensive !



Plan d’Action 2022 : une offensive de grande ampleur contre l’ensemble de la fonction publique

Le gouvernement Macron-Philippe veut réaliser ce que les précédents gouvernements n’avaient pu mener à terme : liquider tous les acquis et les conquêtes de l’après-guerre, le code du travail, la sécurité sociale (avec l’augmentation de la CSG et la suppression des cotisations salariales et patronales), les retraites, le droit aux études, à la santé … .
La fonction publique est particulièrement visée avec le plan « action publique 2022 ». Dans une note adressée aux ministres et secrétaires d’Etat – dont Vidal pour l’ESR- le ministre des comptes publics (et non plus de la fonction publique), expose les objectifs de ce plan et n’y va pas par 4 chemins. Il leur faut définir «  les transformations à l’horizon 2022 », « les réformes structurelles », qui « accompagnent rapidement la baisse des dépenses publiques ». Afin de guider le travail des « comités d’experts », Les ministres devront revoir « le périmètre de leurs politiques publiques » ; leur « niveau de portage (suppression des chevauchements de compétences ; transfert entre collectivités, au secteur privé, voire abandon de missions) » ; « les économies durables et structurelles » ; « la transformation numérique ».
Il s’agit aussi de « rénover le cadre des ressources humaines ». Les mesures déjà annoncées donne le la : gel du point d’indice et sa différenciation entre les 3 pans de la fonction publique, rétablissement de la journée de carence, généralisation du recrutement local, de « la prise en compte du mérite » (c’est-à-dire le RIFSEEP à la puissance 10)… . En résumé la destruction de toutes les garanties collectives données par le statut de la fonction publique avec une mise en concurrence généralisée des salariés.


Le programme de Macron pour l’ESR et le projet de budget 2018

Le programme de Macron dans l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) s’inscrit totalement dans ce plan d’action 2022. Dans son discours de Grenoble en avril 2017, il avait dit : «  Le triangle de l’innovation c’est l’université, les organismes de recherche et l’entreprise ». Il insistait :« le paysage de la recherche et de l’enseignement supérieur doit continuer à se transformer… le modèle des grandes universités doit aujourd’hui aller au bout de sa logique ». Nul doute que la ministre de l’ESR, F. Vidal verra dans les missions des organismes de recherche et des universités des « recouvrements », des missions à mutualiser, à privatiser, à abandonner, les regroupements générateurs d’économies….
Les présidents des universités dites « d’Excellence » (IDEX, ∼ un cinquième des universités), regroupés dans le CURIF (Coordination des Universités de Recherche Intensive) sont aux avant-postes, la ministre est l’une des leurs. Ils revendiquent l’autonomie des universités et le renforcement de leur pouvoir avec la possibilité de choisir le statut de leur établissement, leur mode de financement, leurs liens (leur dépendance !) avec le patronal local, la composition des conseils, … . Ils veulent aussi recruter eux-mêmes et plus généralement renforcer leur pouvoir sur les "ressources humaines" (progression de carrière, revenus, etc.). Ils préconisent que les budgets soient alloués sur la base de critères tels que le volume des contrats de recherche, les ERC, le nombre de brevets et de licences par an !
Le projet budget 2018 de l’ESR est clair. Il prévoit la baisse du plafond d’emploi dans les organismes de recherche (-21 au CNRS) et dans l’enseignement supérieur (- 650 postes) et par contre une augmentation (CDI et CDD) pour l’ANR (+ 26) et +731 pour les COMUE. L’asphyxie financière des laboratoires et des universités va se poursuivre, seule bénéficiaire, l’ANR et sa politique d’appel à projet.

Fusions, réorganisation, concurrence généralisée, précarité, … les personnels paient le prix fort !

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