Hommage à Amandine Sarrazin
Boris Gralak, secrétaire général du SNCS-FSU
C’est au nom de toutes et tous les syndiqué-es du syndicat national de la recherche scientifique, et avec une grande émotion, que j’ai l’honneur de rendre hommage à notre collègue et amie Amandine et à son fils Virgile, tous deux assassinés le 28 mai dernier.
Amandine a rejoint le SNCS il y a un peu moins de trois ans et sa rigueur, son professionnalisme et ses grandes qualités humaines ont apporté énormément à notre syndicat. Elle était appréciée de toutes et tous au siège national du SNCS-FSU sur le site de Villejuif du CNRS, et de toutes les syndiquées et tous les syndiqués.
Amandine a joué un rôle majeur et essentiel au sein du SNCS-FSU depuis trois ans : restructuration de tous les aspects administratifs et financiers de notre organisation, déménagement du syndicat et aménagement de ses nouveaux locaux sur le site de Villejuif du CNRS, construction des relations avec tous les services du site de Villejuif du CNRS, notamment avec le service financier et celui de l’accueil du site. Elle a achevé la gestion et le déménagement des archives papier du syndicat aux archives nationales du monde du travail à Roubaix.
Amandine assurait également l’accueil du syndicat. Toutes et tous les syndiqué-es ont reçu, un jour, un message qu’elle avait rédigé, que ce soit depuis sa propre adresse ou depuis l’adresse générique du SNCS-FSU. Elle était une présence essentielle, discrète et efficace, au service de chacune et chacun d’entre nous. Elle était particulièrement accueillante et bienveillante.
Amandine avait une passion pour l’édition dans la presse. Depuis l’automne dernier, elle participait à la réalisation de la revue du syndicat, la Vie de la recherche scientifique. Elle serait devenue une très bonne secrétaire de rédaction de la VRS.
Amandine était aussi pleinement engagée dans les valeurs du syndicat, les valeurs du service public et notamment le service public de la recherche. Elle partageait nos revendications pour la justice sociale, la lutte contre les changements environnementaux, la tolérance, l’inclusivité, le handicap, l’égalité entre femmes et hommes. Amandine se sentait bien et s’épanouissait dans son environnement professionnel. Elle avait une spontanéité et une aisance qui nous apportaient à toutes et tous… Bien plus qu’une collègue, Amandine était notre amie.
La disparition d’Amandine et de Virgile a été un choc terrible. Il n’y a pas de mots pour décrire notre désarroi et notre tristesse. Leur disparition constitue un traumatisme profond pour notre syndicat.
Dans le cadre de nos activités syndicales, nous sommes régulièrement confronté-es aux questions des violences faites aux femmes, en particulier sur le lieu du travail. Nous savons que les drames terribles, comme celui qui a touché Amandine et son fils, peuvent atteindre toutes les sphères de la société. Perdre une camarade, collègue et amie, parce qu’elle était une femme, nous ramène avec une brutalité inouïe à cette réalité. Ce drame nous rappelle que derrière chaque tragédie, chaque statistique, il y a des vies, des visages, des personnes que nous connaissions, que nous aimions. Aujourd’hui, c’est Amandine.
Nos pensées les plus sincères vont à la famille d’Amandine et Virgile, à leurs proches, et à leurs ami-es.
Amandine, notre collègue et amie au SNCS nous a apporté énormément, avec ses qualités professionnelles et humaines, son aisance et sa spontanéité. Amandine nous manque terriblement.
Cet article est tiré du n°445 de notre revue La Vie de la Recherche Scientifique (VRS). Retrouvez l’ensemble des numéros dans notre rubrique VRS.




