Appel 1er mai : du pain, la paix et la liberté

SNCS-FSU17 avril 2026
Communiqué intersyndical du 15 avril 2026 : 1er mai - Du pain, la paix et la liberté

Le premier mai c’est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde. C’est la mobilisation qui nous a permis de l’arracher il y a plus de 100 ans et de la conserver il y a quelques jours, alors que les macronistes alliés à la droite et à l’extrême droite ont tenté de faire passer une loi pour contraindre 1,4 millions de salarié·es à travailler ce jour-là. Nos manifestations cette année seront l’occasion de fêter cette victoire et d’alerter solennellement politiques et patronat : on ne TOUCHE pas au 1er mai !

Ce premier mai, nous appelons l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à manifester contre la vie chère, pour exiger que notre travail soit rémunéré comme il se doit. Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage… Côté étudiant, le coût de la vie a grimpé de 30% tandis que les bourses étudiantes, elles n’ont pas augmenté. Pourtant, les dividendes atteignent des records et les entreprises touchent chaque année 211 milliards d’aides sans condition ni contrepartie. Dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées. Les aides publiques doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics. Les prix de l’énergie doivent être bloqués pour mettre fin à la spéculation.

Ce premier mai, nous manifesterons aussi pour la paix, en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international.

Enfin, nous manifesterons pour exiger des perspectives de progrès. La fuite en avant vers toujours plus de profits mène dans le mur. Il n’y a pas de planète B. Nous voulons que les richesses que nous produisons par notre travail financent la transition environnementale et notamment la sortie de la dépendance aux hydrocarbures, les services publics et la protection sociale. Nous voulons une industrie qui nous permette de produire local et durable. Nous voulons que le progrès technologique permette la réduction du temps de travail. Nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et antifasciste. Nous voulons vivre dans un monde de paix, d’égalité et de liberté !

 

Rémunérations des personnels la fonction publique : l’urgence de mesures salariales ambitieuses

Communiqué de la FSU du 13 avril 2026

La FSU, avec l’ensemble des organisations syndicales, a claqué la porte du groupe de travail sur les carrières et les rémunérations.

En effet, le ministre David Amiel a ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d’autre que des discussions destinées à préparer l’après présidentielle. Cette nouvelle fin de non-recevoir est inacceptable !

La FSU a exigé :
– des mesures d’urgence face à l’augmentation du prix de l’énergie et de l’inflation ;
– des mesures immédiates de rattrapage du pouvoir d’achat notamment par le dégel du point d’indice ;
– un plan pluriannuel de revalorisation des grilles pour les catégories A, B et C, accompagné de mesures indiciaires pour toutes et tous.

La FSU a dénoncé une politique volontaire de déclassement salarial de la Fonction publique, et de mesures vexatoires de réduction des droits dont tous et toutes les agent·es font les frais, singulièrement les femmes et les malades. Le gouvernement organise ainsi l’affaiblissement prolongé de la Fonction publique, preuve de son mépris pour ce qui relève de l’intérêt général.

La FSU demande depuis des mois l’ouverture de discussions sur les salaires et les carrières des agent·es de la Fonction publique. Les propos hors sol du ministre ne lui feront pas en rabattre sur ses prétentions. Il n’est pas question d’enjamber l’année 2026 et les mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

La FSU exige que de véritables négociations soient programmées et conduisent à des décisions dès 2026, notamment le dégel de la valeur du point d’indice, première étape d’un plan pluriannuel, aboutissant à l’attribution uniforme de 80 points sur l’ensemble de la grille indiciaire, combinée à une revalorisation d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et à son indexation sur l’indice des prix à la consommation.

C’est une urgence sociale et démocratique au regard du rôle des agent.es de la fonction publique dans les périodes de crise économique, sociale, et écologique. Il est temps de rompre avec ces 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et d’appauvrissement de celles et ceux qui oeuvrent au service de la population.

La FSU appelle les agent·es de la Fonction publique à se mobiliser massivement le 1er mai pour les droits des travailleuses et de travailleurs et pour les salaires.

 

Lettre ouverte au ministre du Travail suite aux déclarations du Premier ministre remettant en cause l’indépendance de l’inspection du travail

Communiqué de la FSU du 27 avril 2026

Monsieur le Ministre,

Le Premier ministre a déclaré le 17 avril 2026 sur le perron de Matignon qu’ « une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État » pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, selon des propos rapportés notamment par Libération. Cette annonce provoque une très forte inquiétude des agent·es de contrôle de l’inspection du travail et remet en cause le respect de l’État de droit.

Vous avez indiqué dans la foulée qu’« aucune instruction ne sera donnée à l’inspection du travail qui est un corps de contrôle dont l’indépendance est garantie », le message s’adressant à d’autres et notamment aux parquets. Quelle ironie ! Les inspecteur·ices du travail pourront exercer leurs prérogatives qui consistent à faire appliquer les lois, mais cela n’aura aucun effet puisque les parquets auront pour instruction de classer leurs procédures de manière systématique ! Le journal les Échos rapporte même que votre entourage aurait indiqué que si les boulanger·es et fleuristes étaient verbalisé.es, ils et elles n’auraient pas à payer d’amende !

Nous vous rappelons que le 1er mai constitue une conquête historique du mouvement ouvrier, que le droit en vigueur, en l’espèce l’article L.3133-4 du Code du travail, issu notamment de la loi du 30 avril 1947, prévoit clairement que le 1er mai est un jour férié et chômé. Si votre gouvernement laisse entendre qu’une modification législative pourrait intervenir afin de permettre à certains secteurs d’employer des salariés le 1er mai, sous réserve de la conclusion d’un accord de branche, il n’en demeure pas moins, en vertu de la séparation des pouvoirs, qu’à ce jour aucune loi n’a été adoptée ni promulguée, que par conséquent, et que, faute même de base législative, aucune négociation de branche ne peut être engagée ni aboutir dans de tels délais.

Dès lors, compte tenu des délais inhérents tant au processus législatif qu’à la négociation collective de branche, donner de telles instructions aux services de l’État revient, de fait, à leur demander de ne pas appliquer la loi en vigueur. Une telle annonce vise ainsi à exercer une pression directe sur les agents de contrôle, en ce qu’elle fragilise l’exercice de leurs missions, délégitime leurs interventions et les expose à des risques accrus d’incidents lors des contrôles. Dans les services, ces annonces sont donc perçues comme une volonté de mise sous tutelle de l’inspection du travail, absolument contraire à la Convention 81 de l’OIT, ratifiée par la France.

Cette annonce n’arrive pas seule. La séquence ouverte par la proposition de loi visant à étendre le travail salarié le 1er mai dans les commerces de proximité a déjà fragilisé, dans l’opinion, la légitimité des contrôles de l’inspection du travail. La lettre adressée par le président du groupe Ensemble aux boulangers, en présentant les amendes comme « inacceptables », a nourri cette mise en cause et vise à délégitimer l’action de l’inspection du travail.

Dans ce contexte, il est indispensable que la hiérarchie garantisse la sécurité des agent·es et rappelle clairement que leur mission est d’appliquer la loi, et uniquement la loi.

Au regard de la gravité de la situation, nous vous demandons de prendre publiquement position en soutien aux agents de contrôle, afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions, notamment pour faire respecter le Code du travail le 1er mai, et d’en garantir la protection.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre détermination à défendre les droits des travailleurs et l’indépendance de l’inspection du travail.

 

1er mai : les retraité·es aussi manifestent !

Communiqué de la FSU du 27 avril 2026

Symbole des luttes ouvrières, le 1er mai est la cible du patronat et des réactionnaires. On l’a vu encore récemment en France avec la tentative de passage en force à l’Assemblée nationale, puis l’appel ministériel à ce que l’inspection du travail ne sanctionne pas les infractions !

  • Les personnes retraitées, comme celles et ceux en activité, comme les jeunes en formation, manifesteront le 1er mai pour la défense des conquêtes sociales arrachées par les générations précédentes.

Le 1er mai est une journée internationale de lutte et de solidarité des travailleurs et travailleuses. Dans un monde que les États impérialistes veulent à leur botte, il devient urgent de s’opposer à toute logique de domination et d’affirmer avec force le droit des peuples à décider de leur avenir, dans un esprit de justice, d’équilibre, de solidarité et de lutter contre la répression, les invasions de territoire, le néo-colonialisme, les guerres. L’’internationalisme est une réponse et notre moyen de défense collectif.

  • Nous serons dans la rue le 1er mai dans de nombreuses villes en France, comme partout dans le monde. Nous réaffirmons notre solidarité avec les millions de travailleurs et travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en particulier en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan, et agissons pour l’arrêt des guerres et une paix juste et durable.

Le 1er mai est une journée d’action syndicale. A ce titre, les personnes retraitées s’inscrivent dans les revendications interprofessionnelles, tout en faisant le lien avec celles de leur catégorie, que nous défendons fermement. Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère et pouvoir vivre dignement à la retraite.

  • Retraité‧es, nous appelons aux manifestations du 1er mai, car elles s’inscrivent dans nos actions pour l’augmentation des pensions, l’amélioration des services publics et de la protection sociale, le droit à la santé pour tous et toutes.

Les organisations de retraité‧es, CGT, FO, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires, dans le respect de leur diversité appellent à participer aux initiatives du 1er mai 2026.



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