Les réformes socialement régressives : un problème européen : action 18-20 mars 2009

dimanche 15 mars 2009
par  Denis Départements

Un large éventail d’organisations préoccupées du fonctionnement de la recherche et de l’enseignement supérieur lancent un appel pour une série d’actions pour souligner l’importance et les dangers de la politique européenne en matiere de service public d’enseignement supérieur et de recherche. Le processus de Lisbonne n’est pas innocent dans les réformes destructrices mises en place en France (ANR, Pacte, LRU...) et dans les autres pays d’Europe.

Le processus de Lisbonne n’est pas innocent dans les réformes mises en place en France (ANR, Pacte, LRU...) et dans les autres pays d’Europe, qui visent à démanteler le service public de recherche et d’enseignement supérieur.

Entre le 18 et le 20 mars, élargissons aussi notre contestation d’un modèle d’asservissement généralisé par objectifs à court terme, performance et précarité, qui a déjà brillamment réussi à démanteler le cœur même de sa philosophie : le système financier.

Lancé en février, l’appel commence a rencontrer un accueil positif dans les autres pays. Il va dans le sens des efforts déployés depuis longtemps au niveau européen et mondial par les syndicats, à travers par exemple l’internationale de l’éducation, et qu’il convient d’approfondir et d’amplifier alors que les critiques que nous émettions depuis des années se sont cruellement matérialisées et vont malheureusement continuer a le faire dans un proche futur, dans tous les secteurs de la société. Pour sauver le progrès humain menacé par l’explosion irresponsable des bulles de dérégulation, c’est un autre modèle qu’il convient de renforcer, et non pas de continuer a détruire.

===> En parallèle avec les actions prévues dans les différents sites autour de la journée du 19 mars, intégrer aussi l’aspect Européen, voire international.

on peut trouver les appels ici en différentes langues

les signatures supplémentaires

ci dessous, l’appel en français et la lettre de soutien de la secrétaire nationale du syndicat italien FLC CGIL


Nous ne voulons pas d’un « marché de la connaissance » !

Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne

en matière d’enseignement supérieur et de recherche
Le prochain sommet de printemps des chefs d’État et de gouvernement de l’Union
européenne se tiendra les 19 et 20 mars 2009. À l’ordre du jour de ce Conseil européen
figurent comme points prioritaires l’évaluation et la poursuite de la stratégie de Lisbonne
amorcée en 2000 qui, entre autres, encadre les politiques engagées actuellement dans tous
les pays membres pour « moderniser » les systèmes nationaux de recherche et
d’enseignement (primaire, secondaire, supérieur, « formation tout au long de la vie »).
L’ambition affichée d’une « société de la connaissance » ne peut être qu’encouragée
lorsqu’elle est un pari sur l’éducation et la recherche comme biens publics, qu’elle garantit la
démocratisation de l’accès au savoir, qu’elle permet aux citoyens l’analyse critique
raisonnée des choix scientifiques et techniques qui leur sont proposés. Mais l’orientation
prise actuellement est tout autre : elle réduit ce projet à la construction d’un « marché
commun de la connaissance » dont nous constatons partout les conséquences délétères en
termes d’affaiblissement de l’indépendance scientifique, de déstructuration du système de
recherche publique, de renforcement du pouvoir des entreprises, de précarisation massive
des conditions de travail et d’étude, de creusement des inégalités face au savoir,
d’éloignement des citoyens des choix scientifiques et techniques qui les concernent.

Depuis quelques années, avec une intensité croissante, des mobilisations de grande
ampleur, portées par les lycéens, les étudiants, les personnels de l’éducation et de la
recherche, et plus largement par le mouvement social, se sont multipliées en Europe. Elles
expriment fortement l’exigence d’un secteur public de l’éducation et de la recherche qui ne
soit pas construit sans débat démocratique et qui s’affranchisse de la soumission au marché
concurrentiel.

C’est pourquoi nous appelons tous les citoyens européens à se mobiliser
les 18, 19 ou 20 mars 2009, dans tous les pays membres et au‐delà,
au sein des universités, des laboratoires et dans la rue,

- CONTRE la mise en marché des activités éducatives et scientifiques,

- CONTRE la mise en compétition généralisée des populations et des territoires,

- POUR un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur.

Premiers signataires : « Collectif Printemps 2010 »
> Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens - Attac
> Fondation Sciences Citoyennes
> Sauvons La recherche - SLR
> Sauvons L’Université - SLU
> Syndicat National des Chercheurs Scientifiques - SNCS
> Syndicat National de l’Enseignement Supérieur - SNESUP
> Union Nationale des Étudiants de France - UNEF
> Union des Familles Laïques - UFAL

pour rajouter une organisation a la liste de soutien : envoyer un courrier électronique à
contact@spring2010.eu
sign@spring2010.eu


Avec vous, contre
« Un marché de la Connaissance ! »

La FLC Cgil, syndicat de la Connaissance en Italie, (enseignement primaire, secondaire, enseignement supérieur, recherche et haute formation musicale -conservatoires et académies-) s’unissent à vous.

Pour nous, moderniser les systèmes nationaux de recherche et d’enseignement cela signifie investir dans la Connaissance comme bien public, garantir la démocratisation de l’accès au savoir, garantir l’analyse critique raisonnée des choix scientifiques et techniques.

Pour la FLC Cgil, la construction d’un marché de la Connaissance n’est donc pas de la partie car nous voulons, au contraire, renforcer l’indépendance scientifique, valoriser et développer la recherche publique, combattre le renforcement du pouvoir des entreprises, lutter contre la précarisation massive des conditions de travail et d’étude.

Notre objectif est celui de combler les inégalités face au savoir et rapprocher
les citoyens des choix scientifiques et techniques qui les concernent.

En Italie aussi, avec une intensité croissante, des mobilisations de grande
ampleur portées par les étudiants, les personnels de l’éducation et de la recherche, et plus largement par le mouvement social, se sont multipliées, comme en Europe.

En ce moment en Italie, le monde de l’Education et de la Recherche a une forte exigence de débat démocratique, à ce jour complètement absent.

La FLC Cgil est déterminée à n’accepter aucune soumission au marché !

En Italie le 18 mars tout le secteur de la Connaissance de la FLC Cgil sera en grève pour manifester contre l’absence de dialogue avec le gouvernement Berlusconi et contre une politique qui fait des écoles et des universités des fondations et met en marché les activités éducatives et scientifiques de notre pays.

Nous serons dans les rues contre une compétition généralisée et exaspérée de nos secteurs qui n’a rien à voir avec l’efficacité et les bonnes pratiques.

Nous manifesterons contre la suppression des fonds pour nos secteurs et pour une politique basée sur « l’Economie de la Connaissance ».

Nos luttes sont étroitement liées, au niveau confédéral, aux initiatives de grève de toutes les autres catégories de la Cgil et avec la grande manifestation nationale du 4 avril prochain à Rome, une manifestation qui, nous le pensons, devrait être la plus grande manifestation de notre histoire syndicale.

Aucun de nous ne peut se permettre de reculer devant les graves décisions que ce gouvernement a décidé de prendre, unilatéralement.

Il faut agir aujourd’hui pour ne pas succomber demain !

Rome, le 3 mars 2009

Pour la FLC Cgil

Joëlle Casa
Secrétaire nationale FLC Cgil
Responsable du Département
Politiques internationales et européennes
De l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Egalité des genresAvec


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