VRS n°367 12/2006

lundi 27 novembre 2006
par  VRS

Dossiers : Recherche : état des lieux/Femmes et sciences

L’édito de Jacques Fossey, secrétaire général du SNCS-FSU : Diversité scientifique
Le gouvernement tente, à marche forcée, de mettre en place tous les aspects de sa
loi-programme sur la recherche. Après l’Agence nationale de la recherche (ANR), la réorganisation administrative du ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche et la mise en place des pôles de compétitivité, le gouvernement vient de donner la liste des 13 réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) retenus et de publier le décret concernant l’Agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Le Ministère fait aussi pression auprès des présidents d’université pour que les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) soient ficelés avant mars 2007. Pourquoi tant de hâte ? Aurait-il peur du prochain gouvernement, quel qu’il soit ?

De plus, les communautés scientifique et universitaire se posent des questions quant à la pertinence de la politique mise en œuvre. S’il est juste de dénoncer le saupoudrage de crédits, il est tout aussi fondé de s’opposer à une distribution déséquilibrée. Le faible accroissement (+2,16 %) des crédits alloués aux établissements représente, de fait, une perte de pouvoir d’achat. Par contre, la forte augmentation des subventions dédiées aux agences de financement dont l’ANR (+ 280 millions d’euros) est un avantage indéniable... pour les heureux élus. Mais malheureusement, cette politique de créneaux est globalement contestable. Aujourd’hui, nous avons une mondialisation des priorités scientifiques. Tout le monde se copie. Les biotechnologies, les technologies de l’information, les énergies nouvelles, l’environnement voire les astroparticules se retrouvent dans toutes les politiques scientifiques qui se respectent depuis le niveau local (ville) jusqu’au niveau mondial (OCDE). Cette démarche est dangereuse car elle concentre les crédits sur un petit nombre de domaines, déjà en partie déchiffrés, où la concurrence internationale est exacerbée.

Une politique scientifique pertinente pour l’avenir doit prendre en compte l’ensemble des problématiques. Elle doit certainement être réfléchie au niveau européen pour éviter les redondances. Elle a aussi besoin de toutes les formes organisationnelles. La guéguerre entre la CPU et les organismes de recherche est contre-productive. Pour l’avenir de nos enfants, il est aussi important de préserver la diversité scientifique que la biodiversité.

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VRS 367

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