Une nouvelle « Alliance » (11/12/09) Eau - Alimentation - Environement - Climat

vendredi 11 décembre 2009
par  Administrateur

Une nouvelle « Alliance » :
Eau - Alimentation - Environnement - Climat

D ‘après l’AFP, une nouvelle Alliance « va être créée pour mieux coordonner les efforts de recherche français de lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé jeudi la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, [qui a] demandé il y a quelques semaines aux principaux organismes français de recherche, le CNRS, l’Inra, le Cemagref, le BRGM et Météo-France de proposer une coordination qui puisse répondre efficacement au défi scientifique global" que représente le changement climatique ». C’est aussi ce qu’indique le site du ministère : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49967/creation-d-une-alliance-sur-l-eau-l-alimentation-l-environnement-et-le-climat.html

Publicité bien organisée commence par soi-même : V. Pécresse souhaite la signature de cette alliance d’ici la fin du sommet de Copenhague", le 18 décembre prochain, a précisé Mme Pécresse qui a dit croire "qu’on peut unir davantage nos efforts sur les priorités sociétales de recherche", alors que "les frontières entre organismes sont de plus en plus stériles".

Concrètement, « la nouvelle alliance aidera l’Agence nationale de la recherche, qui finance des projets, à mieux définir ses priorités. Elle servira aussi "d’interface unique vis-à-vis des industriels dans le cadre de la recherche partenariale" public-privé, a encore dit la ministre ».

V. Pécresse a confirmé notre analyse sur « le grand emprunt national » http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=2056 en soulignant les liens étroits entre l’emprunt, les agences et les fondation : « la commission Juppé-Rocard chargée de préparer le grand emprunt, recommandé que 2 milliards d’euros soient consacrés aux énergies renouvelables », avec création d’une agence de plus.

Le SNCS et d’autres ont analysé comment les Alliances visent à « chapeauter » les établissements et leur imposer la politique du ministère. Par leur division de la recherche en tubes verticaux, ces Alliances tendent à finaliser toujours plus les recherches, par l’absence d’élus dans leurs conseils, elles privent les scientifiques de l’expression qu’ils pouvaient avoir au travers des CS des organismes et universités, par les appels d’offre sur projet,
http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=1983

A "l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé" s’additionnent aujourd’hui l’ANCRE ou Alliance nationale dans le domaine de l’énergie, l’ Alliance pour les sciences de la mer qui ne s’appelle pas ANCRE, maintenant de l’environnement (quelles seront les possibilités d’initiative de l’Institut correspondant du CNRS ?), bientôt de la technologie et/ou du numérique, etc. Cet empilement des structures se complète par les Fondations scientifiques (Campus, RTRA, etc.) caractérisées par la portion très congrue réservée aux élus.

Bien entendu, le SNCS est favorable à des coopérations ou des programmes inter-organismes (http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=1849 ) mais est hostile à la destruction de ces derniers et de leurs instances.


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