Services publics, notre richesse

jeudi 17 mai 2018
par  SNCS

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LE SERVICE PUBLIC, RINGARD OU MODERNE ???

Le service public : un bien commun menacé

La raison d’être du service public qui nous accompagne tout au long de la vie, c’est :
▶ de répondre aux besoins sociaux présents et à venir ;
▶ d’assurer, en dehors de la logique de profits, l’accès de chacun-e à des services essentiels,
▶ de garantir collectivement des droits dans le respect de l’intérêt général selon le principe « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » : droit à l’éducation, à la santé, à la sécurité, aux transports, à l’énergie, à la culture, à
la prise en charge de la dépendance etc…
▶ de mettre en œuvre des relations de solidarité (redistribution des richesses, impôt progressif), des mécanismes de cohésion économique, sociale (minima sociaux…), territoriale (péréquation), générationnelle (sécurité sociale, retraites) ;
▶ de préparer l’avenir et le développement durable, économique, social et environnemental du pays notamment par un véritable aménagement du territoire.

Ces principes sont minés par les diktats du libéralisme économique, et s’y substituent la concurrence et le profit pour quelques un-es. En attaquant les services publics, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas » et en stigmatisant la dépense publique, ce sont notamment les classes populaires qui sont la cible. Ces dernières, soupçonnées voire accusées de profiter d’avantages indus, subissent un contrôle social de plus en plus lourd. Par contre, les cadeaux fiscaux et les allègements de cotisations se multiplient et profitent aux plus riches.

Le service public : une « idée » à liquider ?

Si certains sondages récents témoignent d’une pénétration dans l’opinion du discours démagogique utilisé par l’exécutif, d’autres illustrent l’attachement des Français à leurs services publics. L’exécutif et ses soutiens cherchent clairement à opposer salarié-es du public et du privé, urbains et ruraux. Ainsi par exemple au Salon de l’agriculture, Macron oppose la situation des cheminots au sort des agriculteurs.
Ils stigmatisent les fonctionnaires en concentrant leurs attaques sur le statut : fin de la sécurité de l’emploi, promotion d’un salaire « au mérite », alignement public/privé.
Ils justifient ces attaques au prétexte de soi-disant privilèges in- supportables, en surfant sur des dysfonctionnements qui, lorsqu’ils existent, sont dus aux renoncements et aux choix budgétaires des années précédentes.

En réalité, c’est une société du « chacun pour soi », ou les solidarités sont réduites au minimum qu’ils organisent.
Ils préparent une réduction du périmètre de l’action publique avec la mise en œuvre du programme action publique 2022 qui prévoit des externalisations, des privatisations voire des suppressions de services publics.

La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires est également annoncée, ce qui représenterait une coupe de 60 à 80 Mds (3 points de PIB), pour contribuer à l’objectif de baisse des dépenses publiques, et accompagner le démantèlement de pans entiers de la fonction publique.

Le service public : notre avenir commun !

De nombreuses études rappellent la réalité des services publics en France, notamment leur rôle d’amortisseur social lors de la crise de 2008. L’étude de France Stratégie montre que la France n’est pas sur administrée et elle illustre l’efficacité réelle des services publics :
▶ la croissance des dépenses publiques par habitant se situe dans la moyenne des pays développés ;
▶ les coûts de fonctionnement des services publics sont plus faibles que la moyenne des pays de l’OCCE,
▶ la France affiche des dépenses modérées en comparaison des autres pays développés en termes d’assurance chômage ou maladie.
Le rapport sur les inégalités mondiales fait le constat que les mécanismes de redistribution en France contribuent à atténuer les inégalités.

La France couvre solidairement des risques (chômage, vieillesse, maladie…). Aujourd’hui les principes de redistribution sont visés : privatisation des services publics, main basse sur les assurances chômage et santé. Or, faire reculer les inégalités, les combattre, c’est non seulement une question de justice mais aussi un puissant levier de développement et de croissance économique et sociale.

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4 pages FSU - Fonction publique

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