Rassemblement à Paris devant l’Assemblée Nationale lundi 3 novembre : Ensemble, étudiants et personnels, imposons d’autres choix pour l’enseignement supérieur et la recherche !

jeudi 30 octobre 2008
par  Administrateur

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Tract Intersyndical + Budget 2009 déclin historique

Depuis un an, la politique menée dans l’enseignement supérieur et la recherche a conduit à un
affaiblissement du service public et de ses missions, au creusement des inégalités entre
établissements, à un renforcement des inégalités entre étudiants et à une dégradation de leurs
conditions de vie, ainsi qu’à une détérioration des conditions d’emploi et de travail des personnels.

La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche est à mille lieues des discours de Valérie
Pécresse. Elle se trouve fragilisée par un contexte économique dans lequel le gouvernement, au lieu
de relancer l’économie par l’investissement et les dépenses d’avenir, ajoute de la crise à la crise.

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche parle de revalorisation des carrières des
personnels et de lutte contre l’échec des étudiants, quand, pour la première fois depuis 15 ans, 900
emplois sont officiellement supprimés et en fait plus de 1000 avec la création des chaires, que les
établissements peuvent en redéployer entre catégories et quand les annonces ministérielles sur les
carrières proposent une politique de gestion des carrières individualisée, pour l’essentiel par des
primes, organisée autour de la mise en concurrence des collègues et des établissements ! On jure
avoir amélioré les conditions de vie des étudiants alors que 9 étudiants sur 10 subissent une baisse du
pouvoir d’achat ! On prétend mieux former les enseignants avec un recrutement au Master, lorsqu’on
s’engage à marche forcée de nouveaux concours allégés, qu’on impose aux universités un calendrier
insensé pour des masters correspondants et qu’on diminue massivement le nombre de postes aux
concours ! On annonce la rénovation des campus quand 71% des universités sont laissées pour
compte de l’« opération campus » et que l’on impose le Partenariat Public-Privé pour les quelques
établissements retenus ! On prétend expertiser de manière indépendante les unités de recherche,
alors que la direction du CNRS a annoncé des désassociations massives d’UMR. On tente de faire
croire à une augmentation du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche de 1,8 milliards
d’euros alors que, compte tenu de l’inflation et des cadeaux fiscaux (Crédit Impôt Recherche), c’est
une perte d’un demi milliard pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche !

Il n’existe aucune fatalité. Tout est question de choix politiques. Nous contestons ceux du
gouvernement en matière de politique universitaire et de recherche. Nous n’acceptons pas que la
volonté de changement et de réforme des étudiants et des personnels se heurtent à une fin de non
recevoir. Comment accepter que nos problèmes restent sans réponses ?

L’enseignement supérieur et la recherche doivent être une priorité pour le pays. Loin de rendre cette
exigence caduque, la crise actuelle témoigne du besoin de dépenses d’avenir pour faire face à ses
conséquences économiques et sociales. Nous exigeons :
- le rétablissement des emplois de titulaires et allocations de recherche supprimés dans le
budget 2009
- un plan pluriannuel de recrutement d’enseignants-chercheurs, de chercheurs et de
personnels administratifs et techniques pour faire face aux besoins d’encadrement et des
laboratoires
- une véritable augmentation du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche et
d’autres choix budgétaires pour répondre aux besoins (amélioration de la vie étudiante,
réduction de l’emploi précaire, rénovation des locaux, revalorisations salariales pour 100%
des personnels au lieu d’une politique de primes, crédits récurrents suffisants...)
La communauté scientifique et universitaire n’acceptera pas sans réagir de voir le service public
d’enseignement supérieur et de recherche ainsi sacrifié. Les promesses ne suffisent ni à rassurer, ni à
convaincre. Nous exigeons aujourd’hui des réponses.

En conséquence, les organisations soussignées appellent les personnels et les étudiants :

- à se réunir en assemblées générales d’information, en particulier le 13 novembre, dans
les établissements pour débattre de la politique du gouvernement pour l’enseignement
supérieur et la recherche et des actions à mener pour imposer d’autres choix
- à se rassembler à Paris devant l’Assemblée Nationale (Place Edouard Herriot - métro
assemblée Nationale) lundi 3 novembre à 14h, jour du débat budgétaire sur l’enseignement
supérieur et la recherche et à intervenir dans les jours qui précèdent auprès des
parlementaires locaux, afin d’exiger d’autres choix budgétaires, en utilisant par exemple la
lettre figurant sur le site SLR : http://www.sauvonslarecherche.fr/

La réussite de ces premiers rendez-vous est capitale pour engager d’autres actions nécessaires dès la
mi-novembre pour infléchir les choix du gouvernement. La semaine d’action du 19 au 24 novembre
décidée par de nombreux syndicats et organisations de l’éducation après le succès de la manifestation
du 19 octobre est avancée pour ces convergences !

Lire la suite et voir les signataires sur le pdf :

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Tract Intersyndical + Budget 2009 déclin historique

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