Pour un véritable Service Public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

vendredi 20 octobre 2006

Communiqué de Presse des syndicats français, étudiants et de personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Communiqué de Presse des syndicats français, étudiants et de personnels
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

A propos de la réunion des Ministres de l’Éducation des pays membres de l’OCDE
sur l’Enseignement Supérieur à Athènes les 27 et 28 juin 2006.

Pour un véritable Service Public
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Les mobilisations exceptionnelles des étudiants, des lycéens, des personnels de l’Éducation et de la recherche et plus largement du mouvement social, depuis plusieurs mois, notamment en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en France et aujourd’hui en Grèce,..., expriment fortement l’exigence du développement et de la démocratisation d’un secteur public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il s’agit de répondre à l’ensemble des besoins sociaux et environnementaux et pas seulement d’innover au service de l’économie, ou d’accéder aux demandes des groupes de pression militaro-industriels et des entreprises multinationales.

Les ministres de l’Education des pays membres de l’OCDE vont débattre, pour la première fois, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avec comme objectif de formuler des recommandations pour ce secteur important, qui concerne l’avenir de la jeunesse, les services publics et le développement des pays bien au-delà des seuls membres de l’OCDE.

Les organisations syndicales françaises soussignées demandent aux ministres responsables de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche des pays membres de l’OCDE et des observateurs invités à Athènes de formuler des recommandations visant à :

1. s’opposer
à toutes mesures qui iraient vers une privatisation et une marchandisation de ce secteur et défendre au contraire le renforcement des procédures démocratiques d’élaboration des politiques scientifiques nationales et européenne, sous le contrôle des parlements.

2. promouvoir
le développement dans les pays européens d’un authentique service public de recherche et d’enseignement supérieur, avec les moyens de réaliser ses missions

3. s’opposer
à toute augmentation des droits d’inscription et développer les aides aux étudiants à la hauteur de leurs besoins

4. promouvoir des taux d’encadrement et des conditions d’études qui favorisent la réussite de tous les étudiants

5. promouvoir des formations supérieures, comparables entre elles au plan national, grâce à un cadre de référence des diplômes et des qualifications avec des déclinaisons européennes et internationales.

6. s’opposerà toute précarisation des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et exiger un plan de titularisation ou son équivalent fonctionnel

7. assurer et promouvoir l’indépendance, les garanties et droits des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels techniques et administratifs dans le respect de leurs missions au service de tous

8. promouvoir un fonctionnement démocratique des établissements du secteur avec des représentants élus des personnels et des usagers.

9. s’opposer à toute mise en concurrence des établissements, dans un même pays ou entre pays, sous couvert de l’excellence, et favoriser au contraire les coopérations.

10. promouvoir une authentique évaluation des politiques et des activités scientifiques par des pairs élus et non par des systèmes administratifs composés exclusivement « d’experts ».

11. promouvoir la construction d’une coordination de ces systèmes publics de la recherche et de l’enseignement supérieur au niveau européen, quand la dimension européenne est pertinente.

12. promouvoir un partenariat entre recherche publique et recherche privée qui ne subordonne pas le Service Public et ses moyens aux besoins du privé !

13. promouvoir la coopération internationale dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche avec tous les pays et notamment les pays en développement

14. s’opposer aux obstacles à la mobilité des personnes, et défendre le développement d’emplois stables pour les jeunes dans tous les pays européens, ainsi que des aides aux retours des nationaux.

Ces recommandations européennes ne pourront être réalisées que grâce à une augmentation de l’effort financier public et du développement de l’emploi public dans chaque pays en faveur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Les organisations syndicales de la recherche et de l’Enseignement Supérieur de FRANCE :
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP-FSU)
Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS-FSU)
Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire et des Bibliothèques (SNASUB-FSU)
Syndicat National des travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS-CGT)
Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture - de l’Enseignement Supérieur (FERC-SUP-CGT)
Syndicat National des Personnels Techniques de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (SNPTES-UNSA)
Syndicat Administration et Intendance (A&I-UNSA)
Solidaires Unitaires Démocratiques (SUD-Recherche-EPST)
Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Syndicat CFTC de l’Inra (CFTC) Paris le 26 juin 2006
NB : ce communiqué de presse sera envoyé à :

l’OCDE qui à son siège à Paris 16 ème au Château de la Muette, pour la communication à la Ministérielle d’Athènes.
Pour soutien aux organisations grecques des Enseignants du Supériur, des chercheurs et des étudiants qui sont aujourd’hui largement mobilisées pour s’opposer aux dérives libérales du gouvernement de Constantin Karamanlis et de sa ministre de l’Education Marietta Yannakou.
aux organisations du Réseau Européen de l’Education


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