Parcours professionnel et politique de Francis Bailly

jeudi 5 mars 2009
par  Administrateur

Parcours professionnel : quelques repères

Note de Danielle Bailly (9 fév. 2009) : les notes qui suivent ne constituent en rien le parcours exhaustif et très
précis de la vie de chercheur de Francis. Ni Francis ni moi n’avions préparé quoi que ce soit de ce type, et je
n’étais pas bien armée pour vous présenter un travail bien fait sur ces questions d’ordre professionnel, ne
disposant pour l’heure que de masses de documents et d’écrits de Francis, éparpillés partout. J’ai juste
demandé en urgence hier à Yves Marfaing, Rémy Mosseri, et Gérard Cohen-Solal de bien vouloir jeter un oeil
sur ces notes hâtives pour m’éviter d’écrire des erreurs. Bien entendu, ces lignes n’ont rien d’académique ni
d’institutionnel ; j’ai juste souhaité vous montrer ici la variété des intérêts intellectuels de Francis et une
certaine logique qui apparaît dans son cheminement au fil des décennies, reflétant sa curiosité et son besoin
d’approfondissement et d’élargissement interdisciplinaire, correspondant à son goût de l’épistémologie des
sciences.

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Parcours professionnel et politique de Francis Bailly

 

letter-spacing:-.1pt'>Formation : entrée en 1959 à l’Ecole Nationale Supérieure
d’Ingénieurs ENSEEIHT de Toulouse (Electrotechnique, Electronique, Hydraulique
et Télécommunications, sans Informatique à l’époque]. Sortie en 1962.
S’intéresse aux semiconducteurs grâce à l’un de ses professeurs. Mémoire autour
de l’électromagnétisme. Stage de fin d’études à EDF à Villejust.

mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.2pt'>Recherche d’un emploi. Eprouve
peu d’intérêt pour l’industrie, bien davantage
12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.1pt'>pour la recherche.

letter-spacing:-.1pt'>1962 : Laurent Schwartz branche Francis sur Vladimir
Cagan, travaillant sur les matériaux magnétiques au Laboratoire de Magnétisme
et de Physique du Solide (LMPS) du CNRS à Bellevue. Rencontre Pierre Aigrain
(qui deviendra plus tard Secrétaire d’Etat à la Recherche). Intérêt grandissant
pour les semiconducteurs. Rencontre Michel Rodot qui dirige un groupe sur les
semiconducteurs au sein du LMPS. Pose sa candidature pour entrer au CNRS. Y est
admis comme stagiaire en 1962. Au bout d’un an, présente son rapport de stage.
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.25pt'>Accueil
positif. Nommé Attaché de Recherche dans ce Laboratoire en 1963.

mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.25pt'>N.B. A cette époque, un
Attaché de Recherche est un « Agent contractuel de l’Etat »,
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.1pt'>tenu de
faire sa thèse dans les six ans pour être nommé Chargé de Recherche.
Thèse : Directeur de
thèse : Michel Rodot. Chef de l’équipe où Francis travaille : Yves Marfaing.
Parrain de thèse : Jacques Friedel (qui obtiendra la Médaille d’Or du CNRS en
1970 et deviendra Président du Conseil Supérieur de la Recherche). Francis
soutient sa thèse en 1967 à l’Université d’Orsay. Sujet : « Semiconducteurs à
gap variable », inter-diffusion pour faire varier dans l’espace les propriétés
électroniques locales d’un alliage (en l’occurrence : entre le tellurure de
cadmium et le tellurure de mercure).
1966-1967 : travail d’équipe sur les
semiconducteurs pour la détection des infra-rouges avec Gérard Cohen­Solal,
sous la direction d’Yves Marfaing. Découverte du procédé de réalisation breveté
EDRI (« Evaporation Diffusion en Régime Isotherme ») à l’aide de l’équipement « 
BACOMAR » (pour Bailly-Cohen-Solal­Marfaing).

style='mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.1pt'>

letter-spacing:-.1pt'>Francis poursuit ses recherches en physique théorique,
qui s’orientent vers les thèmes de thermodynamique des processus irréversibles,
croissance des cristaux, réactions chimiques, évaporation, etc. ; puis début
des recherches en épistémologie des sciences.

mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.2pt'>Francis aide les jeunes
thésards, les stagiaires étrangers.

mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.1pt'>1967-1968, parallèlement à son
travail de chercheur à Bellevue, Francis donne des cours en DEA de physique à
l’université d’Amiens.

mso-bidi-font-size:10.0pt;letter-spacing:-.1pt'>Nommé Chargé de Recherche en 1968.
Mai 1968 : Le
Laboratoire de Bellevue est dans le mouvement de grève. Occupations,
revendications. Rapports du Laboratoire de Bellevue avec les Comités de grève de
toutes les entreprises, y compris Renault. Août 1968 : Francis participe aux
Assises Nationales de la Recherche. Travail de commissions.

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