Nouvelles manœuvres d’avant manifestation (25/02/09)

mercredi 25 février 2009
par  Administrateur

Réponses à Valérie Pécresse et François Fillon

Communiqué du SNCS-FSU et du SNTRS-CGT

Comme à chaque veille de manifestation, le gouvernement fait donner ses communicants. Le 25 février, la ration a été double puisque nous avons eu droit à François Fillon et Valérie Pécresse.

Ces déclarations marquent un pas supplémentaire, après ceux de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse, vers l’abandon du projet initial de décret sur le statut des enseignants-chercheurs. Mais elles réduisent à un problème technique la mise en cause du lien recherche-enseignement supérieur. Il est à noter aussi qu’il n’y a rien de nouveau sur la formation des maîtres.

En annonçant la non-suppression d’emplois d’enseignants chercheurs dont il n’avait jamais été question qu’ils soient supprimés, le Premier ministre confirme que plus de mille emplois de chercheurs, d’ITA et de BIATOS, comme d’allocation de recherche, seront réellement supprimés en 2009. De plus, les suppressions de postes de chercheurs et d’ITA des organismes (qui conditionnent aussi le potentiel de recherche des universités) restent programmées pour 2010 et 2011. A fortiori rien n’est dit sur le nécessaire plan pluriannuel de l’emploi scientifique. On ne peut pas continuer sur une voie qui conduit à prévoir, d’après les services du Ministère, 30 % de doctorants en moins d’ici 10 ans. Il faut d’urgence créer des emplois et améliorer les carrières.

Le pire est la surdité totale du gouvernement à la demande des syndicats et associations, de toutes les instances scientifiques et d’un nombre considérable de scientifiques de toutes disciplines, d’arrêter le démantèlement des organismes.

Raison de plus pour participer le 26 février aux manifestations et pour préparer la réunion des délégués de laboratoire.


Communiqué du SNESUP-FSU

LE GOUVERNEMENT MANŒUVRE EN RECUL

Le SNESUP vient de prendre connaissance ce mercredi en fin d’après-midi des déclarations du premier ministre et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces déclarations témoignent de manœuvres en recul du gouvernement face à une mobilisation exceptionnelle du monde universitaire, qui se renforce malgré les vacances universitaires et qui touche tous les secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Si le premier ministre ose plus clairement prononcer l’enterrement de la version actuelle du décret statutaire, il reste encore aux universitaires à faire prendre en compte l’ensemble des principes que la mobilisation déterminée porte : refus de l’alourdissement des services d’enseignement, prise en compte de l’ensemble des activités dans les services, reconnaissance du rôle du CNU dans la gestion des carrières, refus de l’arbitraire exercé par les présidents d’université -notamment en matière de promotions, de congés scientifiques. Les orientations gouvernementales persistent à s’inscrire dans une logique de primes, donc d’individualisation des conditions de travail et de rémunérations.

Le gouvernement est contraint de reconnaître les immenses besoins en personnels d’enseignement dans l’enseignement supérieur. Toutefois, le gel annoncé des suppressions d’emplois ne porte que sur les enseignants-chercheurs et ne marque donc aucune inflexion par rapport au budget 2009. De plus, le gouvernement ignore l’exigence d’un plan pluriannuel de recrutements.

Même s’il reconnaît la nécessité d’une formation complémentaire pendant l’année de stage, sans en préciser les modalités, le premier ministre s’obstine à ignorer la revendication majeure de retrait du projet actuel de dispositif de formation et de recrutement des enseignants (mastérisation). Les positions adoptées par plus de 85 % des universités en France, qui refusent de s’inscrire dans une logique de démantèlement de la formation et des concours, sont ignorées. Aucune des déclarations du premier ministre ou de la ministre ne concerne les revendications essentielles portant sur les organismes de recherche et le contrat doctoral.

Le SNESUP mesure les quelques inflexions apportées aujourd’hui aux orientations gouvernementales. Elles ne lui semblent pas de nature à sortir de la crise. Le SNESUP précisera, après consultation de ses instances, sa participation éventuelle à la réunion prévue vendredi. D’ici là, il appelle à poursuivre la mobilisation et au succès des manifestations prévues demain en France.

Paris, le 25 février 2009


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