Le SNCS soutient toutes les initiatives anti-PES (10/06/2010)

samedi 6 novembre 2010
par  Administrateur

Relancer la pétition intersyndicale

Au moment où le gouvernement crée une nouvelle prime, la PIC (voir site, actualités), où les primes des ITA risquent fort d’être modifiées, où nul de sait comment va évoluer la PEDR, il est important de resituer notre action contre la PES dans un cadre plus large de défense et d’amélioration des statuts de titulaire. Faire connaître et relancer la pétition intersyndicale qui concerne toutes les catégories est souhaitable.

http://www.petition-pes.fr/?petition=2

Lettres de refus individuel de demander la PES

Plusieurs initiatives engageant chaque individu ont été prises. La plus importante, soutenue par SLR et certains syndicats, est l’envoi à la direction d’une lettre expliquant les raisons de refuser la PES. Un exemple de lettre, qui peut être adapté par chacun, figure ci-dessous. Une variante locale a été aussi proposée : demander la PES avec engagement de la verser au laboratoire en cas de succès.

Ceci n’est pas sans rapport avec cela

L’histoire du mathématicien russe Perelman qui a refusé la médaille Field, voir :

- http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/09/le-million-de-dollars-conjectural-de-perelman_1370046_3232.html

- http://bertrand.monthubert.net/?p=455

Exemple de lettre

Monsieur le Président du CNRS,
Monsieur le Président de la Section 19,

J’ai pris connaissance de la décision de la direction du CNRS
d’attribuer en 2010 une « prime d’excellence scientifique » (PES) à 660
chercheurs et des modalités de mise en œuvre de cette attribution, en
particulier pour les chercheurs qui n’en bénéficient pas
automatiquement.

Je vous fais part de mon désaccord formel avec cette décision qui dénature
totalement l’objectif de revalorisation des traitements et des carrières
de tous les chercheurs CNRS. L’attribution d’une prime à une proportion
infime des 11600 chercheurs travaillant au CNRS
constitue une insulte envers l’immense majorité de leurs collègues qui
sont régulièrement évalués positivement par le comité national.

Depuis un an, les différentes composantes du comité national, le conseil
scientifique, les CSI et les sections du comité national se sont
prononcées sans ambiguïté contre la mise en place de la PES. Les motions
des sections énoncent de très nombreuses propositions pour une réelle
revalorisation des carrières de la grande majorité des
chercheurs et appellent à une large concertation sur les moyens d’un tel
objectif. La Conférence des présidents de sections du Comité national
(CPCN) a adopté le 20 avril 2010 deux motions annexées à mon courrier. De
plus, la section 37, dont les champs -gestion et économie- couvrent la
théorie et l’évaluation des modes d’incitation et de rémunération au sein
des organisations, a alerté la direction du CNRS que le système de PES
présenté lors de la CPCN du mois d’octobre 2009 et le dispositif
provisoire acté par le Conseil d’Administration du CNRS est inefficace et
porte les germes d’effets pervers pouvant détériorer les performances
scientifiques de l’organisme.

Malgré tous ces avis, la direction a décidé de n’entendre aucune de ces
propositions, d’imposer une procédure extrême qui ne dispose d’aucune
légitimité et qui ne répond en rien aux besoins clairement identifiés.
Avec la création de commissions ad hoc, elle affiche son mépris pour le
comité national qui a le soutien de la communauté des chercheurs et dont
le travail sur la durée est l’un des facteurs
essentiels des succès du CNRS. En nous demandant de remplir un dossier de
PES sans nous informer d’aucune des modalités du fonctionnement de la
sélection, elle nous demande de céder à l’arbitraire et à l’opacité.

C’est pourquoi j’ai décidé de refuser de déposer une demande de PES.

J’appelle tous mes collègues à refuser de s’engager dans un tel
processus d’individualisation des rémunérations dont on ne peut que
prévoir qu’il génère des effets délétères sur l’organisation collective de
la recherche et des laboratoires.

J’appelle les membres de la section du comité national dont je dépends à :

- refuser en toutes circonstances de participer aux comités ad hoc que
veut imposer la direction,

- dénoncer la procédure de candidature spécifique qui constitue une
négation du travail d’évaluation constant réalisé par les sections,

- exiger à nouveau pour 2010 l’attribution systématique d’une prime à tous
les nouveaux entrants et à eux seuls.

En espérant que vous pourrez prendre en considération ma position au sujet
de la prime d’ excellence scientifique, je vous prie d’agréer, chers
collègues, l’expression de ma sincère considération.

Claire Waelbroeck
LSCE/IPSL, Laboratoire CNRS-CEA-UVSQ
Domaine du CNRS, bât. 12
91198 Gif-sur-Yvette
Tel : 01 69 82 43 27/Fax : 01 69 82 35 68

**************

Objet : Logique des primes d’excellence scientifique
La CPCN rappelle son hostilité à la logique des PES. Elle préconise que
l’impact négatif de cette mesure soit limité à un taux qui
permette son attribution au plus grand nombre de chercheurs dont
l’activité a été jugée favorablement par leur section. À défaut, elle
propose d’attribuer cette prime aux lauréats des concours de
recrutement à l’occasion de leur titularisation. (unanimité)

Objet : Modalités d’attribution de la prime d’excellence scientifique La
CPCN a pris connaissance des modalités d’attribution de la PES prévues par
le CNRS pour 2010.
Elle s’oppose à la constitution de comités ad hoc et de toute instance
d’évaluation parallèle au Comité national. Elle recommande aux membres des
sections du Comité national de ne pas participer à ceux qui
pourraient être constitués cette année.
Elle refuse que cette attribution soit faite sur la base de prix
scientifiques obtenus par ailleurs et demande qu’elle s’appuie
exclusivement sur les évaluations individuelles établies par les sections
du Comité national.
(19 oui 1 contre 1 abstention)


Annonces

Comment nous contacter

  PNG - 1.5 ko   PNG - 1.2 ko


La VRS (trimestrielle)

JPEG - 1.3 Mo ->http://sncs.fr/La-VRS]


SNCS-Hebdo

JPEG - 230.3 ko