La Lettre du SNCS-FSU 16 Juin 2016

jeudi 16 juin 2016
par  Administrateur

Élections au Comité national de la recherche scientifique

Chères et chers collègues,

Vous êtes appelé.e.s à élire vos représentant.e.s des sections du Comité national de la recherche scientifique (CN).

Le 2ème tour des élections des collèges A et B (Chercheurs et enseignants chercheurs), et l’élection à un seul tour des collèges C (IT et ITRF) sont lancés.

Les bulletins de vote sont en cours d’acheminement.
Date limite de réception des votes : 18 juillet 2016.

Collèges A1 et B1 :
Sur les 246 sièges à pourvoir dans les collèges A1 (Directeurs de recherche CNRS) et B1 (Chargés de recherche CNRS) (3 sièges par collège), le SNCS-FSU obtient 103 élu-e-s au 1er tour, le SGEN-CFDT en obtient 14, et 39 autres sont élus sans étiquette.

Comme lors du 1er tour, votez et faites voter pour les candidats FSU.
Vous trouverez le programme des candidat.e.s SNCS-FSU à cette adresse : http://sncs.fr/Elections-2016-CoNRS-Profession-de

Les candidat.e.s SNCS-FSU portent un mandat que vous pouvez consulter à cette adresse : http://sncs.fr/Mandat-aux-elu-e-s-SNCS-au-Comite

Collèges C :
Le SNCS-FSU et le SNASUB-FSU présentent des listes de candidat.e.s dans 15 des 41 collèges C, que vous trouverez à cette adresse : http://sncs.fr/Elections-2016-CoNRS-Liste-des

Vous trouverez le programme des candidat.e.s SNCS-FSU et SNASUB-FSU à cette adresse :
http://sncs.fr/Elections-2016-CoNRS-Mandat-des

VOTEZ ET FAITES VOTER POUR LES CANDIDAT.E.S FSU

Les candidat.e.s FSU s’engagent pour une autre politique de la recherche publique, pour la défense de nos métiers et pour donner à la recherche publique tout son rôle dans le progrès social.

Rejoignez notre action en adhérant au SNCS : http://sncs.fr/Pour-adherer-au-SNCS

Bien cordialement,

Patrick Monfort
Secrétaire général du SNCS-FSU


Il devient urgent d’établir une vraie politique budgétaire pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)

Communiqué du presse du SNCS-FSU, du SNESUP-FSU et du SNASUB-FSU du 27 mai 2016

Il aura fallu une intervention de sept Prix Nobel et une médaille Fields dans le Monde daté du 24 mai, de nombreux communiqués syndicaux, des interventions multiples dans les médias et l’avis défavorable des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat pour que le MENESR se résolve à annoncer que les 134 M€ de crédits pour la recherche, qui devaient être annulés aux CEA, CNRS, INRA et INRIA, ne le seraient finalement pas. Ou du moins, qu’ils seraient restitués aux établissements, qui ne verront ainsi pas leur dotation budgétaire 2016, en pratique, diminuée.

Le SNCS-FSU, le SNESUP-FSU et le SNASUB-FSU seront attentifs à ce que cette promesse de principe soit tenue en pratique, notamment lors de l’examen trimestriel des budgets rectificatifs par les conseils d’administration de ces établissements.

Si nous pouvons être satisfaits que la réaction de la communauté scientifique ait été entendue sur cet aspect du problème, il n’en demeure pas moins qu’une partie du budget de la mission interministérielle pour la recherche et l’enseignement supérieur (MIRES) reste directement visée par la menace d’annulation de crédits, pour un montant égal à la différence entre le montant d’annulations initialement inscrit dans le projet de décret d’avance et celui des annulations « neutralisées », soit 122 M€. Ces annulations maintenues portent sur des programmes gérés par le MESR. Leurs conséquences sur le bon fonctionnement de l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche ne seront pas anodines, alors même que la demande sociale à laquelle doivent répondre ces missions de service public est croissante et aiguë. Nous exigeons la restitution de tous les crédits annulés de la MIRES.

Cette crise montre, une fois de plus, la situation budgétaire intenable de l’ESR. Il est temps que le gouvernement en tienne compte. Le SNCS-FSU, le SNESUP-FSU et le SNASUB-FSU exigent une loi de programmation de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), avec un financement en augmentation de 3,5 milliards d’euros par année pendant dix ans. C’est seulement si cette condition est satisfaite que pourra être atteint l’objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% de PIB pour l’enseignement supérieur. Ces taux ne sont pas des rêves, mais ceux que pratiquent les pays qui comptent, aujourd’hui, dans le paysage mondial de l’enseignement supérieur, de la recherche et du développement technologique.

C’est l’avenir économique, social, culturel, scientifique et environnemental de la France qui est en jeu.


Farces et attrapes budgétaires

SNCS Hebdo 16 n°5 du 27 mai 2016

La course permanente aux financements nous en a hélas donné l’habitude : c’est toute l’année la saison du budget. Il n’est toutefois pas (encore) banal que quatre de nos plus grands organismes de recherche publics puissent, le vendredi, perdre chacun plusieurs dizaines de millions d’euros de crédits ... et le mercredi suivant les retrouver !

Résumons : vendredi 20 mai le CNRS, le CEA, l’INRA et l’INRIA apprennent qu’un « décret d’avance » va les priver, en 2016, de 134 M€, à la fois en autorisations d’engagement et en crédits de paiement (des vrais euros-avec-lesquels-on-peut-payer, du lourd) ! Devant l’émoi provoqué par cet oukase, l’avalanche de réactions syndicales et la dénonciation, par quelques prix Nobel, d’un « suicide scientifique et industriel », le ministère de l’éducation nationale publie, lundi, un communiqué annonçant que les millions seront pris « sur les fonds de roulement disponibles (sic) et les trésoreries, sans mettre en cause l’exécution des budgets prévus ». A le prendre au pied de lettre, la fonction même d’un fond de roulement étant d’être « disponible », ça ne sentait pas encore très bon ...

Mercredi – ouf ! – les ministres annoncent avoir « neutralisé les conséquences du décret pour les organismes ». Ils ne les avaient donc pas tout à fait neutralisées lundi ?

Pendant ce temps-là, à l’ouest (de la montagne Sainte-Geneviève), le président de la République déclarait (lundi) que « ça va mieux » et saluait « le rôle important que doit jouer le monde de l’enseignement supérieur de la recherche ». Eh oui ...

Lire la suite


Rémunération des chercheurs et des chercheuses : Urgence à améliorer le régime indemnitaire et les carrières

L’objet de ce document est de faire le point chiffré de la situation des régimes indemnitaire (les primes) et indiciaire (les salaires) et de la situation des carrières dont le SNCS-FSU demande, propositions à l’appui, l’amélioration.

INTRODUCTION

Depuis sa création en 2009, le SNCS-FSU s’est opposé au principe de l’attribution d’une prime individualisée « au mérite » dans les EPST, la prime dite d’« excellence scientifique » (PES), rebaptisée prime d’encadrement doctoral et de recherche depuis 2014 (PEDR)¹.

Cette prime, attribuée à seulement 20 % des chercheurs – dont plus de la moitié de directeurs de recherche – peut varier de 3 500 à 7 000 voire 10 000 € par an et ce pour quatre ans. Par des motions, des lettres individuelles de refus et une pétition en 2013, nous avons demandé, sans relâche, que ce budget conséquent, environ vingt millions d’euros par an pour les EPST et plus de dix millions pour le seul CNRS, serve plutôt à abonder la seule prime fonctionnelle que touchent 100 % des chercheurs (la « prime de recherche », non revalorisée depuis longtemps) et à créer de nouveaux postes dans un contexte de diminution continue des effectifs permanents des EPST, comme le rappelle le site Urgence emploi scientifique.

Sous la pression du SNCS-FSU, le ministère a fini par accepter de mettre à l’ordre du jour de l’agenda social l’évolution du dispositif PEDR des chercheurs. Cet agenda social aurait dû commencer en 2012. Les réunions entre les services de la direction générale des ressources humaines du ministère et les organisations syndicales ont débuté en décembre 2015. Le SNCS-FSU porte toujours la revendication de la suppression de la PEDR et une revalorisation du régime indemnitaire pour tous les chercheurs des EPST. Le SNCS demande, en urgence, l’ouverture de négociations pour une revalorisation générale de l’ensemble des carrières des chercheurs. Le protocole sur la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR) ne peut pas éluder cette nécessité.

L’objet de ce document est de faire le point chiffré de la situation des régimes indemnitaire (les primes) et indiciaire (les salaires) et de la situation des carrières dont le SNCS-FSU demande, propositions à l’appui, l’amélioration.

Lire la suite ici


Annonces

Comment nous contacter

  PNG - 1.5 ko   PNG - 1.2 ko


La VRS (trimestrielle)

JPEG - 1.3 Mo ->http://sncs.fr/La-VRS]


SNCS-Hebdo

JPEG - 230.3 ko