Grand emprunt : la Corse aussi veut son morceau du steak (Corse-matin)(10/01/2011)

lundi 10 janvier 2011
par  Administrateur


Jetez un os à une meute de loups affamés et chacun se battra pour en
ramasser une miette, même si l’os est pourri jusqu’à la moelle ; car,
dans la pénurie budgétaire organisée actuellement, c’est un besoin de
survie. Et les responsables universitaires n’ont que peu de marges de
manœuvre. La Corse ne fait pas exception comme en témoigne l’article
de Corse-matin.

L’université veut sa part du Grand emprunt national(CORSE-MATIN du 10/01/2011)

Le Grand emprunt national est aussi
celui qui permet d’investir dans
l’enseignement supérieur et la
recherche. Telle était la volonté du
président de la République, Valérie
Pécresse l’avait confirmé au printemps
dernier, lors du colloque annuel de la
conférence des présidents d’universités.
La ministre avait, ce jour-là, invité les
établissements à répondre aux différents
appels d’offres. Quelques mois plus tard,
dans sa conférence de presse de
rentrée, le président de l’Université de
Corse avait fait savoir que son institution
se positionnait, avec ses dossiers, et de
nouvelles propositions de nature à
capter ces crédits du Grand emprunt.
Deux dossiers corses sont en effet sur
les rangs.
Le projet Myrte, piloté sur le site ajaccien
de Vignola par les spécialistes des
énergies renouvelables, a opté pour la
catégorie Équipements d’excellence
(Equipex). « L’objectif est de pouvoir se
doter d’équipements supplémentaires
pour faire évoluer Myrte, du grand
démonstrateur qu’il est aujourd’hui, à un
grand instrument à partir duquel d’autres
technologies pourraient être testées »,
explique Philippe Poggi, responsable du
projet, qui espère justement profiter des
crédits du Grand emprunt pour donner
une autre envergure à Myrte.
Le ministère est en possession du
dossier baptisé « Myrte 2 » depuis le
mois de septembre. Les chercheurs de
l’université, qui portent ce projet en
partenariat avec le Centre de l’énergie
atomique, espèrent obtenir quatre
millions d’euros.
Intégrer l’une des 10 sociétés
d’accélération de transfert technologique
L’université a également répondu à un
appel d’offres sur le lot « Fonds national
de valorisation » dans le cadre d’une
démarche interrégionale qui associe
Corte aux universités d’Aix-Marseille,
d’Avignon et des Pays du Vaucluse, du
Sud Toulon-Var et de Nice
Sophia-Antipolis. Une initiative collective
destinée à constituer l’une des dix
sociétés d’accélération de transfert de
technologie (SATT) que l’État entend
mettre en place via le Grand emprunt.
Celles-ci se partageront 900 millions
d’euros. « Dans ce domaine, il y a
d’importants regroupements pour la prise
en charge de tout le processus de
valorisation des universités, confie
Colette Tomasi, responsable de la
cellule valorisation de l’université de
Corse. C’est-à-dire la valorisation des
savoir-faire pour parvenir à un transfert
dans le secteur privé. Quand cet appel à
projets a été lancé, nous avons contacté
nos partenaires en sachant
pertinemment que, nous autres Corses,
nous n’aurions pas une SATT à nous
tous seuls ».
Au-delà des seules universités de Corse
et de Paca, le partenariat va s’élargir à
l’Inserm, aux hôpitaux de Marseille, au
CHR de Nice et au CNRS. Si le dossier
est retenu, l’intérêt de l’Université de
Corse est de devenir actionnaire de cette
SATT, tout en bénéficiant de nouveaux
moyens en matière de service aux
chercheurs et de transfert de technologie
au profit du monde économique.
Les réponses à ces appels à candidature
sont attendues pour le printemps.

NOËL KRUSLIN

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