Déclaration commune des représentants du personnel au Conseil d’administration de l’IRD

mercredi 31 octobre 2018
par  SNCS

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Déclaration commune CA IRD

Lors du CA du 12 octobre 2018, les organisations syndicales ont unanimement interpelé nos tutelles au sujet de la lettre de mission du Premier Ministre visant à « rationaliser le dispositif français au service du développement ». Nous avons alerté sur la logique toujours plus forte de réduction des coûts et des emplois sans se préoccuper des conséquences sur la recherche. Et avons rappelé les efforts, sans précédent et sans équivalent, déjà réalisés depuis plus de 10 ans par l’IRD pour mutualiser et rationaliser tant en France qu’à l’étranger. Avant d’être étendus, ces efforts devraient d’abord être évalués, dans leurs effets positifs et négatifs, pour « dégager des gains de productivité » comme le demande la lettre de mission, mais aussi et surtout pour produire une recherche de qualité et un partenariat équitable.

Depuis des mois, les organisations syndicales demandent, sans succès, un bilan du passage à Sifac, de la réforme du réseau des représentations, de la réorganisation des différents services. La direction de l’IRD vient enfin de répondre à une de nos attentes : un bilan détaillé des départs en MLD et affectation. Celui-ci sera prochainement diffusé dans un des nombreux messages de notre PDG et ouvrira, nous l’espérons, de nombreuses discussions.

Ce bilan dresse un panorama très inquiétant de l’expatriation à l’IRD. On constate en effet une baisse de 27% du nombre des expatriés depuis 2011 ; ce chiffre, déjà considérable en soit, l’est davantage si l’on remontait encore un peu dans le temps puisque, selon nos données, cette baisse dépasse les 40% ! De plus, ce chiffre renvoie à de très fortes disparités entre départements, SAS et SOC étant particulièrement affectés (- 34% pour le premier, - 46% pour le second). La baisse des affectations en Outre Mer est encore plus forte (- 36%). Par ailleurs, trois pays (Sénégal, Viet Nam, Côte d’Ivoire) concentrent aujourd’hui 30% des affectations au Sud, ce qui interroge sur la politique partenariale de l’IRD et mérite un bilan de l’impact de cette coopération sur les pays concernés.

Le nombre de demandes d’expatriation a lui-même fortement chuté : de 43% entre 2011 (292) et 2018 (167). Il est urgent de comprendre pourquoi les agents de l’IRD ne souhaitent plus partir en expatriation, qui est pourtant la raison d’être de l’IRD, et de prendre des mesures pour rendre plus attractives les expatriations.

Alors qu’à l’origine, les MLD ne devaient être que des alternatives ponctuelles, elles sont devenues un mode de gestion de nos activités au Sud en remplacement des expatriations. Par ces pratiques, l’IRD perd encore plus sa spécificité de travailler avec nos partenaires sur le terrain de façon permanente et non ponctuelle.

Plus généralement, on observe également une baisse régulière de l’emploi scientifique : 1287 agents affectés dans une unité de recherche en 2011, contre 1209 en 2017.
Nous demandons que la direction de l’IRD ouvre une réflexion sur ce bilan, et surtout relance au plus vite les expatriations, cœur de notre métier de scientifiques.
Au-delà de ce premier bilan, les organisations syndicales espèrent que la direction de l’IRD répondra à notre demande de disposer de données sur d’autres aspects des réformes engagées ces dernières années.

SGEN-CFDT STREM, SNPREES-FO, SNCS-FSU, SNTRS-CGT


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