BI : N°477 avril 2006

vendredi 14 avril 2006

BI spécial élections CSD
Edito de Patrick Monfort, membre du bureau national du SNCS

CNRS : un organisme d’avenir

La réforme Larrouturou conduisait à nier l’existence des départements scientifiques en tant qu’organisateurs de la recherche au plan national et à favoriser une régionalisation au moyen des DIR. Le SNCS avait dénoncé cette vision qui aurait affaibli l’organisme et il a voté contre ce projet au Conseil d’administration (CA). Lors du dernier CA, nous avons pris acte du changement annoncé par la nouvelle présidente du CNRS qui, notamment, redonne leur rôle aux CSD.

Leur élection est un enjeu important. Ils doivent contribuer à l’élaboration de la politique scientifique de l’organisme. Leur nouveau contour issu de la réforme Larrouturou ne clarifie pas l’organisation du CNRS. On peut se demander si l’énorme département MIPPU qui inclue deux départements adossés sur les deux instituts nationaux (INSU, IN2P3) est vraiment opérationnel. La distinction entre département vertical, oblique et horizontal n’est pas des plus simple. Aux trois départements verticaux, dont les contours ont peu changé (chimie, vivant, SHS), s’ajoutent un département dit « transversal » devenu « oblique » (Ingé-nierie) et un transversal EDD.

Le département STIC créé en 2000 comme priorité nationale a disparu. EDD est le seul véritablement transversal, l’interdisciplinarité y est un enjeu majeur. Sa création sera une chance pour la recherche dès lors que toutes les communautés scientifiques dialogueront dans un esprit constructif. Les nouveaux CSD sont appelés à jouer un rôle important pour définir la politique de leur département mais aussi organiser un dialogue constructif entre départements. Il faudra se donner les moyens de faire fonctionner l’interdisciplinarité avec l’apport de l’ensemble des disciplines. Améliorer le fonctionnement et la gestion des unités est un enjeu pour lequel nous serons attentifs. Nous devons mener le débat et apporter des propositions constructives.

Le « Pacte pour la recherche » peut complètement déstabiliser le CNRS. Il est donc important d’élire des candidats qui agiront pour augmenter des crédits de l’organisme, seuls garants d’une politique scientifique indépendante ; maintenir le Comité national de la recherche scientifique, seul garant d’une évaluation transparente, collégiale de qualité et améliorer les salaires et les carrières des chercheurs et des ITA, seuls garants de l’attractivité des métiers de la recherche.

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BI : N°477 avril 2006
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Affiche pour les élections CSD (couleur)
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Affiche pour les élections CSD (N&B)

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